Les histoires de Elsasser
visite médicale spéciale - chapitre 2
Finalement la doctoresse dit : « tu te redresses et tu te retournes, on n'a pas terminé de regarder tes testicules ». Cela n'étant pas le moment, elle dit qu'elle ne veut pas voir son pénis, et lui disant : « tu attrapes ton zizi, tu le maintiens et tu le caches contre ton ventre avec une ou 2 mains, maintenant je ne veux pas le voir ».
La doctoresse explique au patient chaque geste avant de s'exécuter ainsi qu'à l'infirmière.
Elle lui dit qu'elle va poser ses 2 mains sous les testicules et s'exécute, demande s'il y a une douleur ou une gêne ressentie au simple contact de la main. Puis elle remonte lentement le scrotum vers l'abdomen et le relâche lentement, avec toujours le même questionnement.
Puis la doctoresse dit qu'elle va recommencer la même manœuvre, cette fois-ci un côté après l'autre, et elle repose les mêmes questions (éventuelles douleurs, gênes, etc...).
Puis toujours en l'interrogeant sur son ressenti, elle palpe un testicule après l'autre. Enfin elle recherche d'une éventuelle hernie scrotale (bilatérale, et en demandant au patient de tousser pour chaque côté).
Après cela, c'est l'infirmière gênée qui recommence les mêmes manœuvres, sous la surveillance de la doctoresse qui la rassure en lui disant : « ne soit pas gênée, détend toi, tu sais que tu vas voir une bonne quantité de zizis et de testicules durant ta carrière, alors autant t'y habituer ». Et en lui chuchotant, en espérant que le patient n'ait rien entendu : « sans compter les vulves et les seins ».
Avant de poursuivre, nous précisons qu'à ce stade du jeu, aucun participant n'a prononcé le mot clé "stop". Donc nous continuons...
La doctoresse retire ses gants, et elle dit au patient : « l'examen debout est terminé, tu peux remonter le slip, et tu t'allonges sur la table d’examen ». Pour le confort du patient, le dossier est un peu relevé.
« Est-ce tu as mal ou une gêne quelconque au niveau des sinus ou du visage ? » dit la doctoresse en palpant son visage, tout en l'interrogeant. Puis elle palpe les ganglions du cou et les carotides (recherche d'un pouls), et elle enchaîne avec le pouls de chaque poignet.
Elle s'équipe d'un stéthoscope et elle dit : « je vais écouter ton cœur tes poumons, et ensuite je prendrais ta tension ».
« Hum... Un peu nerveux ou tendu ? Le cœur bat un peu vite et la tension est un peu élevée ».
« Je vais palper ta cage thoracique et tes tétons. Bien que rare, le cancer des seins existe chez les hommes ».
Depuis le début de cette nouvelle séquence, le patient ne dit rien, ni l'infirmière qui observe, sans compter la secrétaire qui continue de prendre les notes. A préciser que de son bureau, elle voit très bien ce qui se passe sur la table d'examen. Notre patient se laisse faire et il ne dit rien. « C'est parfait, tout va bien de ce côté ».
« A présent, je vais palper ton ventre. Je veux vérifier si tout va bien d'un point de vue intestinal, et on regardera aussi si tu as ou non une hernie ombilicale. Si ça fait mal tu le dis ». Notre patient muté dans son silence, ne dit rien. Pas un seul son sort de sa bouche.
« J'examine maintenant tes 2 flancs, tout en allant vers l'arrière dans le dos, à gauche et ensuite à droite, pour vérifier tes reins, puis on regardera ton bas-ventre pour ta vessie. »
Notre patient ose enfin s'exprimer en disant « je n'ai pas mal, je ne ressens rien de particulier », et la médecin de répondre « c’est bien, c'est que tout va bien ».
« Maintenant on va regarder les 2 genoux ». La doctoresse les examine les uns après les autres, suivi d'une flexion et d’une extension, et elle les relâche. Le patient ne dit rien.
Puis elle enchaîne en examinant les cuisses, puis elle recherche les pouls fémoraux.
« Pour la suite, tu enlèves le slip, ce sera plus pratique ». Le patient s'exécute et l'infirmière le prend et le place avec le reste de ses affaires. Elle en profite pour regarder s'il n'y a pas de traces suspectes, et elle fait un signe de la tête à la doctoresse que non.
« Tu te couches sur le côté ». Le patient attend plus ou moins nerveusement la suite. L'infirmière et la doctoresse sont hors de vue de ce dernier.
La doctoresse dit à l'infirmière « tu sais ce que tu dois faire ? », puis en s’adressant au patient : « elle va prendre ta température ». L'infirmière écarte une fesse et introduit un thermomètre, qu'elle a légèrement lubrifié, dans l'anus du patient. Après 2 à 3 minutes, l'infirmière lit la mesure : « 37.2 °C, c'est parfait ».
La médecin acquiesce, et elle dit : « tu restes couché sur le côté, bien que cela ne soit pas nécessaire, c'est par acquis de conscience ». Elle laisse notre patient dans l’expectative.
L'infirmière a compris en voyant cette dernière. Elle écarte les fesses du patient. La doctoresse revient avec une main gantée dont un doigt est bien lubrifié.
« On va faire un toucher rectal ». Elle pose son doigt lubrifié contre l'anus, qui par réflexe se referme, puis elle dit : « je vais introduire doucement mon doigt, et toi tu m'aides en poussant, ça passera mieux ». Son doigt explore pendant quelques instants les entrailles du patient, puis la doctoresse s’exclame : « c'est bon, rien à signaler », et elle retire son doigt puis son gant. L'infirmière nettoie notre patient qui n'en mène pas large, mais muté dans son silence, il ne dit rien à part que « ça va », à la question posée par l'infirmière qui lui demande si tout va bien.
Les 2 femmes se lavent les mains, et la doctoresse dit : « maintenant tu te couches sur le dos pour la suite ».
A suivre...