De pseudos à duo
Prise de contact
Lorsqu’elle est entrée, la chambre était sombre, mais pas obscure, il était là, confortablement assis dans un fauteuil. Sur la table, deux verres cotoyaient une bouteille de wisky de l’ile d’Islay et sur le lit un martinet puissant, assez rustique, usagé, était alligné avec une fine cravache parfaitement neuve.
Elle s’est figée, face à face ils se sont découverts. Pendant quelques minutes ils n’ont pas parlé. Chacun mettant en perspective à toute vitesse, les échanges passés, l’image de l’autre qu’il avait construite et ses fantasmes confrontés au réel. Le temps était stoppé, chacun prenant ou non la décision de poursuivre.
C’est lui qui à rompu ce silence, d’une phrase sobre mais d’un risque total. "Vous savez bien que je vous veux nue".
Dans l’instant, elle n’a pas réagit, puis a degrafé sa robe, la laissant tomber, lentement, s’est retournée et a baissé un shorty élégant, choisi pour bien maintenir en elle le gadget vibrant qui la perturbait si efficacement. Un instant elle approcha les mains de l’aggrafe de son soutient gorge, s’arreta puis rabaissa les bras, revenant face a lui. D’un geste discret il valida le maintient du vêtement.
Il reprit "vous avez été bien longue pour venir à moi, et vous savez combien je n’aime pas attendre". Bien que soumise, elle ne baissait pas le regard et au contraire, arborait un léger sourire, une provocation rebelle et complice à la fois.