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De pseudos à duo

Fesses rouges

Le pacte était validé. Il prit le martinet de la main droite, la cravache dans l’autre. Cet instrument fin et menaçant n’était pas son domaine d’expertise, il l’avait accquise pour l’occasion, sachant l’attirance qu’elle éprouvait pour l’objet. Par contre, le martinet de cuir était un vrai prolongement de sa main. Au fil du temps, il avait développé une maîtrise avancée du flogging. Il rectifia sa position de l’extrémité de la fine tige : bras levés, jambes droites écartées sans trop, fesses exposées par une cambrure bien marquée.

Il commença par des carresses lentes, du bout des lanières, sur le cou, les épaules, les cuisses. Evitant systématiquement sexe et poitrine. Soudain, trois frappes soutenues atteignirent le dos, bien centrées, douloureuses. Il stoppa son geste et revint à des glissements, appuyés, alternant avec de brèves séries de frappes sèches. Il changeait sans cesse de lieu, accélerant et ralentissant tour à tour. Sous ces sensations à la fois variées et réparties sur tout le corps, elle éprouvait un trouble inattendu. Une perte de repères accompagnée d’une montée de chaleur, douce et piquante à la fois.

Peu a peu, la douleur la gagnait et entrainait une réaction profonde de tout son corps. Il était vigilent, il mettait en oeuvre tout son savoir. Stoppant dès qu’il percevait le moindre décrochage de sa patenaire, veillant sur elle en permanence. Au fil des minutes, elle s’enfonçait dans ce mélange de chaleur, de souffrance et d’abandon. Son corps sombrait et son plaisir pointait, diffus, lent et prometteur. Il comprit le moment où il fallait la pousser, juste au dela de sa limite. Alors il se positionna dans son dos, lui intima d’écarter plus les cuisses et l’assaut commença. Des séries de frappes fortes, cinglant le postérieur en laissant de fines traces contrastées sur la rougeur des globes, alternaient avec des enroulements, plus modérés, ciblant l’anus et le sexe pour alligner l’extrémite des lanières sur le clitoris.

Bien qu’expérimentée et résistante, ce traitement l’a doucement terrassée, l’entrainant dans un plaisir mélangé d'orgasme et de tremblements, presque une transe. C’est recroquevillée, les mains sur le sexe, transpirant de tout son être, qu’il l’a cueillie, recueillie dans ses bras. Lui témoignant sans un mot, combien il l’estimait et la respectait, car entre eux le lien était fort, mais en aucun cas affectif.

Ils sont hors cadre, différents.