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Suite à un accident Vasculaire Cérébral, j’ai été placé en coma artificiel et transféré au CHU de Nice pour y être embolisé.

Comme à l'époque, je fumais beaucoup, les anesthésistes ont préférés me garder endormi toute la nuit.

Quelques jours plus tard, après que l’hématome cérébral ait commencé à se résorber, j’ai pu constater que l’on m’avait posé une sonde urinaire.

Dans un premier temps j’ai vécu ce geste médical un peu comme un viol.

Puis au fur et à mesure des changements des poches de drainage, j’ai pris goût à cette condition d’asservissement.

Environ trois semaines plus tard, les infirmières m’ont dit qu’elles allaient me libérer.

Dans un premier temps, j’ai eu vraiment peur de souffrir, mais l’infirmière m’a rassuré en me disant que ça ne prendrait que quelques minutes et que je n’aurai pas mal.

Passons sur le protocole qu’elle a suivit à la lettre pour assurer les conditions maximales d’hygiène, pour se concentrer sur le plaisir immense que j’ai ressenti au moment où la sonde est ressortie de ma vessie pour « s’écouler » délicieusement le long de l’urètre …

J’ai même eu l’impression qu’une partie de l’eau stérile s’écoulait provoquant en moi une esquise sensation de fraîcheur.

Aujourd’hui, je donnerai cher pour éprouver cette sensation magique encore une fois.

Compte tenu du fait que le ballonnet est dégonflé par gravité à l’aide d’une seringue, je ne vois pas comment cette eau stérile aurait pu se retrouver à l’extérieur dans l'urètre ?!

Quelqu’un, ici, aurait une idée ?

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