Christophe, jeune homme naïf

Conversation entre amies

Les parents de Cécile, aussi, se doutaient que leur fille devait « fréquenter ». Sa mère, sans pour autant lui interdire de voir des garçons, l’en avait dissuadé tant qu’elle vivait sous leur toit. Un vieux fond chrétien lui inspirait du mépris pour les filles qui « couchent » trop tôt, et puis les histoires de garçons sont des embrouilles inutiles et qui nuisent aux études. Mais là, Cécile était loin, hors de leur contrôle.

« Bon, parle franchement. Tu as un petit copain ?

— Tu es bien curieuse.

— Je suis quand même ta mère !

— Maman, pendant longtemps je n’ai pas osé voir de garçons. Là j’en ai effectivement hein. Je me sens bien avec lui, mais je n’en suis pas au point de vous le présenter.

— Bon, tant que tu ne fais pas de bêtises. »

Cécile roula des yeux.

« Maman, quand le médecin t’avait parlé que je puisse prendre la pilule pour régulariser mes règles, tu n’étais pas d’accord. Tu pensais que cela m’encouragerait à « couchailler. » Et maintenant tu me demandes de prendre mes précautions ? Oui si tu veux tout savoir, j’utilise des préservatifs et la pilule. »

La mère de Cécile sentit qu’elle était allée trop loin.

« Tu comprends je m’inquiète pour mes enfants. »

Au cours de la semaine, Cécile revit ses amies Céline (certains s’emmêlaient les prénoms entre les deux) et Anne, chez les parents de Céline. La conversation avait dérivé sur le petit frère de Céline, adolescent (et sorti pour une activité sportive)

« …et le jour où il était allé lire les Manara de papa et maman…

— Les quoi ?

— Les Manara. C’est un auteur de bandes dessinées érotiques.

— Je ne connais pas. Et tes parents ont ça ??

— Comme m’a dit ma mère un jour : « comment croyez-vous que vous êtes nés ? ».

Les trois jeunes femmes se turent. La sexualité des parents était un impensé. Évidemment, intellectuellement, elles savaient bien que, sauf exception rare, elles étaient nées d’un coït, mais il était difficile d’imaginer papa et maman batifolant.

« Comme tu ne connais pas, je vais te montrer. »

Céline rapporta deux volumes. L’un, le Déclic, semblait une histoire assez décousue surtout destinée à montrer une jeune femme dans différentes postures révélatrices de son intimité et à accomplir divers actes sexuels. L’autre, l’Art de la fessée, portait sur les plaisirs érotiques qu’il y a pour une femme à subir ce châtiment corporel.

« Attends là j’ai bien compris ? Ça l’excite de se faire donner la fessée par son mec ?

— Ben oui.

— Elle est folle !

— Tu n’as pas entendu parler de Mademoiselle Lambercier ? » intervint Anne

« Non qui est-ce ?

— Hé bien quand Jean-Jacques Rousseau était enfant on le faisait parfois garder par la fille du pasteur Lambercier… qui lui flanquait parfois la fessée, jusqu’au jour où elle s’est rendue compte que cela l’excitait. Plus tard dans sa vie il y songeait et avait envie de revivre ça.

— Mais il était dingue ?!

— Cécile, pas de jugement hâtif. C’est loin d’être le seul.

— Il y a probablement des tas de pervers…

— Cécile, Cécile. Il y a des garçons très bien qui apprécient ce geste.

— Et pas que des garçons », intervint Céline.

Cécile regarda les autres jeunes femmes d’un air ahuri.

« Attends ne me dis pas, Céline, que toi…

— Pas moi, mais ma maman. Ne répètez rien ! » dit-elle, surprise de l’énormité de sa révélation.

Cécile ouvrait des yeux grands comme des soucoupes. Passe encore que la respectable mère de Cécile eût des bandes dessinées érotiques dans sa chambre, mais l’idée qu’elle se faisait claquer le postérieur pour le plaisir l’étonnait vraiment.

« Mais c’est si répandu que cela ?

— Alors je ne sais pas mais j’ai eu un copain qui aimait cela. » intervint Anne.

Les yeux de Cécile ne pouvaient pas s’agrandir plus.

« Attends tu nous dis que ton flanquait la fessée à un de tes ex ?

— Oui.

— Mais pourquoi ?

— Ça l’excitait, et moi aussi.

— Mais c’est du… sadomasochisme ?

— Tout de suite les grands mots. Je ne me mettais pas en cuir avec un fouet ! On se contentait de jouer à panpan cucul. »

Cécile se demanda de quel ex d’Anne il pouvait s’agir. Elle se rappela qu’un jour elle avait vu Anne, qui croyait sans doute être discrète, tapoter les fesses d’Arnaud, avec qui elle était restée près de deux ans avant qu’il ne parte pour une école à l’autre bout de la France et qu’ils ne décident qu’une relation à distance était impossible.

« Arnaud ? »

Ce fut au tour d’Anne de pincer ses lèvres.

« Ne va pas le raconter à tout le monde. »

« Je pense que nous en avons trop dit » intervint Céline, « maintenant Cécile va vous considérer comme deux pervers, Arnaud et toi ».

« Non, non, non… enfin tout ceci est si nouveau pour moi. »

Céline rangea les livres et la conversation changea de sujets.

De retour dans son lit, le soir, Cécile songea à cette discussion. Elle avait été un peu gourde, à porter des jugements de perversion ; elle aurait dû s’excuser. Ce n’est pas comme si elle-même ne se livrait qu’aux actes les plus « standard » de la sexualité : certains pensent que le sexe oral est perversion, et comme elle se l’était dit elle même, c’était pervers de demander une sodomie alors qu’on n’avait aucune raison de ne pas utiliser le vagin. Et puis elle aimait jouer avec l’anus de Christophe…

La vision de Christophe en travers de ses genoux pour la fessée lui apparut. « Quoi ? Mais c’est n’importe quoi » Se disait-elle. « Christophe est parfois un peu immature dans ses réactions, peut-être qu’un peu de panpan cucul lui ferait du bien ? » pensait-elle.

Elle se dit qu’un peu de masturbation l’aiderait à s’endormir, mais lors de celle-ci elle repensa au postérieur de Christophe avant d’atteindre l’orgasme.

Comments

Pecan nutjob Il ya 1 an
clyso Il ya 1 an
Aranam Il ya 1 an