Christophe, jeune homme naïf

Cécile est pardonnée

Le lendemain, Cécile appela Anne pour l’inviter à faire quelque chose ensemble ; il faisait mauvais, pourquoi ne pas aller au cinéma ? Elles choisirent le Silence des Agneaux. Le film les mit mal à l’aise. Quand elles sortirent, le temps était à nouveau convenable et elles sortirent s’asseoir dans un jardin public. Après avoir discuté du film encore une fois, elles cherchaient à changer de conversation.

« Au fait, Anne, hier je n’aurais pas dû parler de pervers. C’était inutilement blessant. Je suis assez inexpérimentée. Je te prie d’accepter mes excuses. »

Anne la regarda au travers de ses petites lunettes.

« Excuses acceptées, mais tu sais je n’en faisais pas un drame. Il y a plein de choses que les gens font au lit qui en étonnent d’autres. »

Cécile songea in petto qu’entre la sodomie et les jeux d’infirmier et d’infirmière, elle serait probablement considérée comme perverse par une bonne partie de la population y compris sa mère.

« Oui, tu as raison. C’est juste que cela me paraissait bizarre qu’on puisse vouloir se faire fesser comme… comme un enfant.

— La régression est chez certaines personnes un facteur de détente et parfois d’excitation. Sans parler bien sûr, pour l’excitation, de facteurs physiologiques.

— Physiologiques ?

— Les fesses sont près des parties génitales. »

Cécile songea à ses sensations fessières en levrette, en cuillers ou bien entendu lors de la sodomie. Anne la surprenait, elle parlait un peu comme une théoricienne du sexe, comme un professeur ; mais, après tout, elle se destinait à enseigner les lettres…

« Oui effectivement… j’ai tant à apprendre.

— Si tu veux je te donne une démonstration.

— Euh de quoi ?

— De fessée bien sûr.

— Hein ? Tu proposes de me fesser ?

— Oui. Tu sembles curieuse de savoir ce que ça fait.

— J’ai reçu parfois des fessées enfant et je n’ai pas aimé.

— Oui mais là je te parle comme adulte. »

Cécile regarda son amie, qui avait l’air terriblement sérieuse.

« Mais… enfin tu fais ça avec tes partenaires sexuels, mais je suis ton amie.

— Je n’ai pas de copain en ce moment et c’était juste une proposition n’impliquant pas de sexe. C’est éducatif. »

Devant les yeux écarquillés de Cécile, Anne ouvrit elle-même très grands ses yeux, par jeu, puis rit.

« Mais tu en fais une de ces têtes ! Allez proposition refusée et on n’en parle plus. »

Les deux jeunes femmes marchèrent un peu dans le parc en parlant d’autre chose.

Puis Cécile n’y tient plus.

« Anne, j’accepte ta proposition.

— À la bonne heure. Mes parents rentrent tard. Passons chez moi. »

Les deux jeunes femmes se rendirent chez Anne. Elles burent d’abord un jus d’orange, comme pour retarder la discussion du motif pour lequel elles s’étaient rendues là.

« Hé bien Cécile. Tu m’as dit que tu te sentais un peu coupable d’avoir employé inconsidérément des mots comme « pervers » ?

— Oui.

— Et comment veux-tu être punie ? »

Cécile comprit qu’Anne voulait la faire réclamer explicitement une fessée, afin de mettre l’ambiance.

« La fessée.

— Très bien. »

Anne tira une chaise.

« Allez viens par là que je te baisse ta culotte.

— Mais ! Anne, tu ne peux pas le faire par-dessus le pantalon ? »

Anne soupira et prit un air agacé (ou, plus probablement, faussement agacé).

« Cécile, une vraie fessée se donne cul nu. C’est ça que tu dois expérimenter. Et puis ce ne serait pas la première fois que je verrais tes fesses, je les ai déjà vues dans les vestiaires de la piscine. »

Ah, cette satanée piscine scolaire, pensa Cécile en songeant à l’inconfort de ces tampons imposés et à cette professeure revêche. Elle rejeta ces pensées et approcha.

« À la bonne heure ! Défais ta ceinture et ton bouton de pantalon. »

Cécile s’exécuta. Anne baissa la braguette, puis baissa le pantalon sur les genoux, et enfin la culotte. Elle tapota ses genoux. « Allez, viens sur le ventre sur mes genoux. »

Cécile s’installa. Anne lui fit un peu rectifier sa position.

« Tu as de belles fesses, Cécile. Je vais leur donner des couleurs. »

Anne se mit à claquer le postérieur ainsi offert. Elle n’y allait pas très fort, mais suffisamment pour que les claques portent bien.

« Tu vois, quand on claque les fesses ça fait tout bouger. »

La fessée se prolongeait. Parfois Anne arrêtait et chatouillait les fesses, sensibilisées, du bout des doigts, produisant des sensations étranges.

Cécile se rendit à l’évidence : elle était excitée ; elle aurait « mouillé sa culotte » si elle l’avait encore.

Anne s’en rendit-elle compte ? Elle annonça

« Maintenant le bouquet final ! »

Suivit une rafale de claques sur les deux fesses.

« Alors ? T’en as pensé quoi ? » demanda Anne alors que Cécile se relevait.

« Je… c’est bizarre. » répondit Cécile, le visage rougi, et toujours la culotte aux genoux.

« Mais tu peux comprendre pourquoi un garçon peut aimer cela ?

— Oui.

— Si tu étais un garçon tu serais en érection, n’est-ce pas ? »

Cécile se cacha la figure entre ses mains et dit d’une petite voix.

« Oui.

— Et tu irais te masturber aux toilettes ? »

Cécile n’en croyait pas ses oreilles. Elle enleva ses mains. Anne la regardait d’un air gentil et sérieux, un air qu’elle lui connaissait depuis longtemps.

« Je suppose, oui.

— Vas-y si tu veux. Ou va dans ma chambre, ce sera tout de même plus confortable. »

Cécile remonta son pantalon pour le trajet et le baissa à nouveau pour s’installer sur le lit d’Anne. La situation était tellement étrange… Elle commença de se toucher.

Anne frappa à la porte.

« Cécile. Veux-tu de l’aide ? »

De l’aide ! Pour ça ! Anne proposait-elle réellement de…

« Cécile. Tu peux dire non bien sûr mais cela me ferait plaisir de terminer ce que j’ai commencé. »

Cécile réfléchit très vite. Christophe et elle ne s’étaient pas juré fidélité. Elle ne l’aurait pas fait avec un garçon, mais là c’était une fille. Déjà qu’elle n’avait aucune expérience avec les garçons, mais encore moins avec les filles… D’un autre côté c’était une amie, était-ce bien raisonnable… Mais cette fessée cul nu était-elle raisonnable ?

« Viens. »

Anne s’assit à côté d’elle. Elle acheva de débarrasser Cécile de son pantalon et de sa culotte et, sans plus d’ambages, se mit à lui masturber la vulve et le clitoris.

« Ça te plaît ?

— Oui… Dis tu fais aussi dans les filles ?

— Hé oui, depuis cette année. Je suis bisexuelle, comme on dit. »

Anne se lécha alors les doigts et les introduisit dans le vagin de Cécile. Ils surent vite où appuyer, et Cécile jouit.

« Tu vois Cécile ? Comme la fessée t’a détendue et excitée ?

— Oui.

— Hé bien moi aussi la donner m’a excitée. Tu préfères que je m’en occupe seule, ou tu veux t’y essayer ? »

Cécile sentit qu’il y aurait quelque pusillanimité à ne pas vouloir rendre la pareille.

« Je vais essayer. Mais je ne l’ai jamais fait à une fille.

— Il faut un début à tout. »

Anne se déculotta.

« À ton tour ! »

Par imitation, Cécile fit ce qu’il fallait, et ce fut au tour d’Anne d’avoir un orgasme. Il faut dire qu’elle était déjà bien excitée, ce qui se sentait à sa lubrification.

« Merci Cécile. Quand c’est bien fait c’est mieux à deux que toute seule. »

Cécile rougit du compliment.

« Tu vois Cécile. J’ai été en couple avec Arnaud, mais depuis j’ai changé d’idées. Je n’ai plus envie d’être en couple si jeune, j’ai envie d’une certaine indépendance. J’ai bien l’idée de pouvoir faire l’amour librement avec des amis hommes ou femmes. Je ne t’aurais pas proposé cela spontanément, pour ne pas te choquer, mais… Et j’ai beaucoup aimé.

— Moi aussi.

— À ton service. »

La situation était tellement singulière. Pour se donner une contenance, Cécile se rhabilla. Anne l’imita.

Après un autre jus d’orange, Cécile prit congé. Pensées et sentiments se bousculaient dans sa tête.

Comments

Judyn Il ya 1 an
clyso Il ya 1 an
Aranam Il ya 1 an