@MKepler67
Intéressant, je pense aussi avoir un profil HPI, bien que jamais diagnostiqué comme tel, et peut-être des troubles du spectre de l’autisme. Je ne vois cependant pas l’utilité de faire une psychanalyse, mettre un nom sur une maladie mentale ne signifie pas qu’elle puisse être guérie ou qu’on le désire.
Je me demande plutôt si le fétichisme médical est inné ou acquis, si l’on a des gènes prédisposants à la naissance ou si c’est à la suite d’une visite médicale traumatisante, dans mon cas ce serait une circoncision lorsque j’étais un bébé, bien que je n’en aie aucun souvenir conscient.
J’ai posé cette question à l’IA Gemini : « Connait-on des maladies mentales qui favoriseraient le fétichisme médical ? » et la réponse est intéressante, car elle confirme mon diagnostic empirique:
C'est une question très pertinente qui touche à la psychologie et à la sexologie.
Pour y répondre, il est crucial de faire une distinction médicale importante :
- Le Fétichisme Médical (Paraphilie) : Le fait d'être sexuellement attiré par des objets, des tenues ou des scénarios médicaux. En soi, ce n'est pas une maladie mentale. C'est une orientation sexuelle, un désir (paraphilie). Tant qu'il est vécu entre adultes consentants et ne cause pas de souffrance, il n'est pas considéré comme un problème médical.
- Le Trouble Fétichiste (Trouble Paraphilique) : Cela devient un trouble mental (selon le DSM-5, le manuel de diagnostic) uniquement si ce fétichisme cause une détresse psychologique intense à la personne, si elle n'arrive plus à fonctionner dans sa vie quotidienne, ou si cela implique des actes sur des personnes non-consentantes.
Existe-t-il des troubles associés au fétichisme ?
Votre question est de savoir si d'autres troubles peuvent le "favoriser". La recherche en sexologie ne parle pas de "conséquence" directe, mais plutôt de "comorbidité", c'est-à-dire que certains troubles sont plus fréquemment observés chez les personnes ayant des paraphilies.
Les deux associations les plus étudiées et les plus pertinentes sont :
1. Le Trouble Obsessionnel-Compulsif (TOC)
C'est l'association la plus fréquemment évoquée. Le lien n'est pas une conséquence, mais une similitude de mécanisme psychique.
- Pensées intrusives : Le TOC est défini par des obsessions (pensées angoissantes et récurrentes). Le fétichisme peut aussi avoir un caractère obsessionnel et envahissant, où la pensée de l'objet fétiche domine l'imaginaire sexuel.
- Rituels : Le fétichisme médical, en particulier, implique souvent des rituels très précis (un examen dans un ordre spécifique, le port de la blouse, etc.) qui peuvent faire écho aux compulsions ritualisées du TOC, destinées à calmer une anxiété.
2. Le Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA)
C'est une piste de recherche plus récente mais très sérieuse. Il y a une corrélation statistique : les paraphilies (y compris les fétichismes) semblent être plus courantes chez les personnes autistes.
- Intérêts Spécifiques : Les personnes autistes ont souvent des "intérêts spécifiques" (ou "passions intenses") pour des sujets très précis. Il est possible que cet intérêt intense pour un sujet (par exemple, le fonctionnement du corps humain, les équipements médicaux) s'érotise pendant l'adolescence.
- Sensorialité : Une personne autiste peut avoir une hypersensibilité sensorielle (tactile, olfactive). Elle peut développer un fétichisme lié à une sensation spécifique (le contact du stéthoscope froid sur la peau, la sensation du gant en latex, l'odeur de l'antiseptique).
- Routines et Rituels : L'importance des rituels et des scénarios prévisibles dans l'autisme peut trouver un écho dans les scénarios sexuels fétichistes, qui sont souvent très ritualisés.
3. Le Traumatisme (hypothèse psychanalytique)
Ce n'est pas un "trouble mental" en soi, mais une cause possible. Certaines théories psychanalytiques suggèrent qu'un événement médical (parfois traumatisant ou simplement marquant) vécu durant l'enfance ou l'adolescence a pu être involontairement "sexualisé" par le cerveau comme un mécanisme de défense ou par simple conditionnement.
Conclusion
Le fétichisme médical n'est pas une "conséquence" de ces troubles. Cependant, une personne atteinte de TOC ou de TSA peut, en raison de son fonctionnement neurologique (focalisation intense, anxiété, rapport spécifique aux rituels et à la sensorialité), être plus susceptible de développer un intérêt sexuel qui se structure sous la forme d'un fétichisme.
Le fétichisme est généralement considéré comme "acquis", souvent par un conditionnement (l'association répétée d'un objet neutre avec l'excitation sexuelle pendant une période formatrice comme la puberté).