@Junkjunkamoi Très intéressant. Pouvez-vous détailler davantage les manipulations externes puis le traitement interne ?
J'ai longtemps été moi-même un gros timide ne pouvant uriner dans les urinoirs (ou même en forêt sachant qu'on m'attendait). Puis un jour ça s'est débloqué. Quel plaisir quand même d'uriner contre un sapin en entendant changer les petits oiseaux. Idem quand on n'a à sa disposition qu'une maigre toilette pour cinquante personnes qui attendent derrière la porte (spécialité française, un chiotte dégueulasse pour une salle de concert, bouché de préférence...).
Même chose pour moi. Dès qu’il y avait quelqu’un pas loin ou la possibilité qu’il y ai quelqu’un, niet. J’avais beau forcer, prendre de grandes respirations, sacrer (je suis québécois…), quand ça veut pas, ça veut pas. Alors dans un festival, je préfèrais risquer de tomber dans les pommes plutôt que boire et devoir aller pisser…
Il y avait un côté psychologique important mais je crois que finalement en parler à mon médecin, puis accepter de traiter le problème, le dire à ma famille et à des amis proches, ça a déclancher quelque chose. Puis j’ai trouvé un livre. La phobie des toilettes publiques, de Steven Soifer. J’ai compris qu’on était très nombreux à vivre ça en silence. Ça m’a beaucoup aidé. Puis rencontrer la physio m’a progressivement mis en confiance (pas de doigt dans le fion au premier rdv quand mème).
Pour les manipulations, mouvements des hanches, massagesexternes autour du coccyx et du bas du dos. Exercices du genre serrer les sphincters pendant une durée de plus en plus longue ou rapidement avec des répétitions. Puis à l’interne, ce que je redoutais mais qui m’excitais autant, massage aussi autour du coccyx (tous les muscles de la région étaient terriblement crispés et j’avais des douleurs en étant assis moyennement longtemps), pas très agréable, limite douloureux au début. Les mêmes exercices de sphincter mais autour d’un doigt (malaisant de croiser son regard pendant…). Certains jours, j’y avait droit pendant une vingtaine de minutes.
Ça m’a beaucoup aidé et redonné confiance. J’ai cessé en janvier dernier et ne ressent pas le besoin d’y retourner bien que mon côté medfed en redemande encore.