Dernière intervention chirurgicale il y a deux ans. Je me fais réopérer d'une hernie car le filet prothétique à la suite d'une première intervention 6 mois auparavant s'était infecté peu de temps après l'intervention initiale. Un traitement antibiotique n'avait fait que mettre en veille le staphylocoque avant que ça reparte avec un écoulement purulent au niveau du nombril. Première intervention environ une heure, opéré vers 9h30 je repartais chez moi en taxi en fin de journée accompagné de mon fils. Cool moi qu'aime pas les hôpitaux, le temps y est si long.
Pour la deuxième intervention je pose la question au chirurgien de savoir si cela va être en ambulatoire comme la première et là il me dit que je vais rester une nuit le temps qu'ils fassent une analyse de recherche de la bactérie. Oh le vilain menteur sans doute ne voulait-il pas m'alarmer, mais j'y suis resté 4 jours.
Je descends au bloc vers 14h30, anesthésié dans la foulée, j'émerge en salle de réveil qui est en sous-sol, seul, il y a juste un infirmier dans un coin qui mange... On me remonte en chambre et là je vois qu'il fait nuit en ce mois d'octobre. Surpris je me demande combien de temps je suis resté au bloc, je regarde l'heure il est 22h30. Grosse question mais qu'est-ce qu'ils m'ont fait?
Évidemment ma femme a appelé plusieurs fois depuis la fin d'après-midi les infirmières du service de chirurgie pour avoir de mes nouvelles, sans en avoir hormis le "il n'est pas encore remonté". Inquiétude quand même de ma femme pour une opération dont on ne m'avait pas tout dit au préalable.
D'après une amie infirmière, en général le temps en salle de réveil est à peu près équivalent au temps d'anesthésie. J'ai donc dû rester 4 heures sur le billard (ce qui explique qu'avant de m'endormir on m' a demandé si j'avais déjà été sondé, maintenant je peux dire que oui...).
Au regard du rapport d'intervention je comprends pourquoi ce fût long, d'autant plus qu'il semble que ce soit un interne qui m'a opéré sous la supervision du chirurgien responsable de la première intervention, j'ai l'impression d'avoir fait le cobaye. S'agissant d'une infection qui n'aurait jamais dû se produire je pense qu'il n'avait pas le Q très propre. De plus lorsque je lui ai dit que l'opération m'avait paru longue, je n'ai pas eu de réponse satisfaisante, une réponse fuyante.
Toujours est-il que pour ceux qui attendent d'avoir des nouvelles d'un opéré c'est plutôt anxiogène lorsque ça se passe ainsi. Dommage que depuis la salle de réveil il n'y ait pas de communication avec le bureau des infirmières du service où est hospitalisé le patient.