En primaire on se deshabillait tous dans une même grande pièce en la présence de l’instit. Puis on sortait par groupe de 3 ou 4 s’asseoir sur un banc dans le couloir, en slip chaussettes et on attendait qu’on nous appelle individuellement.
A l’heure dite, après nous être changés au vestiaire, nous sommes tous là torse nu, pieds nus, en short ; le prof sourit : « Dans l’antiquité, les athlètes étaient vraiment nus, alors déshabillez-vous complètement : ni short, ni slip, ni montre ». Pris à notre propre piège, nous sommes maintenant tous à poil sur le stade. Course, saut, lancer du poids, du javelot, du disque, lutte, les épreuves se déroulent les unes après les autres avec leurs surprises. Courir ou sauter nu n’est pas si facile : notre sexe se balade de droite à gauche et nos pieds ne sont pas habitués à la terre battue. A la lutte, attention aux parties génitales de l’adversaire !... Je me classe honorablement grâce à la lutte (médaille d’argent, merci le judo) et aux épreuves de lancer. Etienne remporte l’or au saut en longueur. Faute de médailles, le prof les ‘dessine’ avec un feutre sur notre torse en écrivant simplement ‘or’, ‘argent’ ou ‘bronze’ et la discipline. Un copain qui a apporté un polaroid prend les photos des podiums. L’eau de la douche effacera cette gloire olympique aussi neuve qu'éphémère ! Nous recommencerons nos olympiades une fois encore en mai. Ensuite, les révisions du bac français auront raison de notre goût pour le sport antique.Barr l'idée de faire passer la visite médicale scolaire à poil dans un gymnase pour moi est un bonne idée. Vous n'avez pas pris une douche collective avant mais cela aurait été possible c'est l'avantage que la visite médicale se passe dans un gymnase.Ce qui était bien à cette époque c'est que la douche après le sport était encore obligatoire et cela atténuait la pudeur des élèves. C'est peut être pour cela que les élèves ont accepté de faire du sport à poil encadrés par le prof de sport sur un stade.