Je suis nouveau sur ce forum et à par quelques courts messages en anglais, j’ai très peu participé. Ma conjointe ne partageant pas mon fétiche médical, mes visites sur Zity sont mon jardin secret. Profitant qu’elle est en visite quelques jours chez sa mère, je prends le temps de vous raconter une situation qui fut difficile mais qui en même temps est très excitante pour moi. J’ai réfléchi pas mal avant de vous en parler mais cette fois je me lance. D’abord, un peu de contexte, même si me livrer à vous en parlant de tout ça me trouble.
Mon fétiche médical remonte à ma jeunesse. La suite est donc un peu paradoxale. N’ayant pas vraiment été gâté par la nature, j’ai toujours été un peu complexé par la taille de mon pénis, circoncis de plus. La douche collective après les cours d’éducation physique au secondaire (je suis au Québec) me gênaient terriblement et je faisais tout pour l’éviter. L’idée d’uriner dans un urinoir avec d’autres étudiants à côté de moi me terrorisait. Cette peur lors de l’adolescence a sûremement fortement contribué au développement d’une parurésie ou syndrome de la vessie timide. Avec le temps, j’ai trouvé toutes sortes de moyens ou de raisons pour éviter d’aller aux toilettes publiques, chez des amis ou même de la famille car je bloquais complètement. J’évitais donc de boire au maximum si je n’avais pas le choix de m’éloigner trop longtemps de la maison. Disons que partir en voyage me stressait énormément.
J’ai eu des périodes où c’était un peu plus facile et d’autres plus difficiles. Le retour à la normale suite à la pandémie en fut probablement le pire. Retourner au boulot, aux toilettes avec des murs en carton et l’envie de voir du monde, de voyager, entrait directement en conflit avec cette peur irrationnelle qui me pourrissait la vie. J’ai donc décidé d’en parler à un médecin (rendu à 48 ans…) que je consultais pour tout autre chose de banal. J’avais d’ailleurs des douleurs au coccys quand j’étais assis le moindrement longtemps depuis des années. Compréhensive (j’appréhendais sa réaction, c’est irrationnel je sais), elle me suggéra d’aller voir une physiothérapeute spécialisée dans la région pelvienne. Le premier pas était fait, restait à faire le deuxième.
Ça m’a pris plus d’un an avant de prendre le téléphone et d’appeler pour prendre rendez-vous. Par un hasard de la vie, une physiothérapeute que j’avais déjà consultée pour des douleurs au dos plusieurs fois avait aussi fait une spécialisation dans cette région, bien que plus pour les femmes. J’ai anticipé et érotisé énormément le premier rendez-vous (c’est mon fétichisme après tout). Je m’imaginais bien de quelle façon elle traiterait le problème…
Je l’ai donc vue. Une première fois pour évaluer le problème. Beaucoup de discussion, quelques palpations dans la région, par dessus les sous-vêtements. Au second rendez-vous aussi. Nous sommes entrés dans le vif du sujet au troisième rendez-vous. Après les manipulations externes, il est temps d’y aller à l’interne. Ce que je redoutais depuis des semaines et qui peuplait mon imaginaire masturbatoire en meme temps. Semi couché sur une table de consultation, les jambes repliées et écartées, à peine caché par un petit drap pour sauver ma modestie, elle a inséré un doigt dans mon anus. Je vivais une gêne terrible et en même temps une excitation alors qu’elle m’a dit, pendant que je serrais les sphincters autour de son doigt , que mon pénis et mes testicules remontaient comme il se doit, ce qui était bon signe. Une partie physique n’aidait pas à ma parurésie et mon coccyx était entouré de muscles crispés. Elle m’a aussi appris que mon coccyx avait déjà été cassé, il y a longtemps car je n’en ai aucun souvenir! Des manipulations externes et internes en plus d’exercices à la maison pendant plusieurs semaines aideraient beaucoup à détendre le tout. Je dois avouer m’être masturbé dès mon retour à la maison avec ce mélange de honte et de plaisir.
Pendant plusieurs mois, je suis retourné la voir toujours un peu gêné d’être exposé à sa vue même si un drap cachait en partie et excité à l’idée de sentir l’intromission de son doigt. Je doutais tout de même de la réussite du traitement sur ma capacité à uriner en publique. Un voyage avec des amis se préparait qui comportait une longue route en bus (12 heures) et ça me stressait beaucoup. J’ai dû la voir une douzaine de fois, toujours précédées d’anticipation et suivies de masturbations.
Après quelques temps, j’ai réalisé que j’avais beaucoup moins mal au coccyx et que j’arrivais de plus en plus souvent à uriner dans des cabines fermées (je bloquais là aussi avant) et que j’ai complètement débloqué au travail! Pas encore parfait mais j’ai regagné assez de confiance pour partir en vacances. J’avais tout de même prévenu mes amis de la situation (pas évident à avouer tout de même) et ils furent très compréhensifs. Bref, le voyage s’est généralement bien déroulé de ce côté, j’ai donc pu en profiter!
J’ai revu la physio par la suite mais pour une toute autre blessure. Elle est toujours aussi jolie et peuple toujours mes fantasmes. Je l’ai remerciée pour le bien être et la confiance en moi qu’elle m’a redonné (mais pas pour les scéances en solitaire tout de même!).
C’etait ma petite histoire, désolé pour le long post!