@bri83
Vous avez tout à fait raison de vous tenir informée de l’actualité en médecine. Je vous invite toutefois à croiser vos sources d’information et à en effectuer une analyse objective.
Le Syngof est, comme son nom l’indique, un syndicat et sa communication développe des arguments syndicalistes. Les personnes qui l’administrent doivent absolument montrer qu’ils « défendent la cause » pour justifier le montant de la cotisation auprès des adhérents et être réélus.
A contrario, le CNGOF (Collège National des Gynéco- Obstétriciens) est une société savante qui prend des positions beaucoup moins « intégristes » et a publié un avis sans agressivité avec le Collège National des Sages Femmes.
Sur le fond du débat il y a une vérité que je partage : il faut effectivement ne pas laisser croire que la sage femme a vocation à se substituer à un médecin.
Ainsi que je l’ai déjà écrit sur ce forum, cette profession est, par principe, une composante indispensable du système de suivi gynécologique de la femme en bonne santé. Je crois, au contraire du Syngof, qu’elles assurent un maillage assez serré du territoire pour rendre l’accès facile aux examens de prévention à toute la population concernée.
Effectivement, il faut considérer qu’elles sont un complément aux professionnels médicaux dédiés et n’ont pas vocation à remplacer un avis spécialisé.
En clair, il y a des limites, notamment pour les prescriptions initiales de contraceptif, le choix d’un DIU et les traitements hormonaux substitutifs à la ménopause (qui ne font pas l’unanimité). Dans ces cas, leur initiation à la pharmacologie est trop limitée. Mais une fois le traitement établi, elles peuvent assurer le suivi.
En échographie, certaines sont équipées. Sous réserves de validation de leur parcours, je leur fait confiance pour l’obstétrique mais suis plus réservé pour la mesure d’une épaisseur d’endomètre, l’examen des ovaires ou l’échographie mammaire.
Pour le col de l’utérus, aucune réserve pour les frottis réguliers mais dès qu’il y a doute, il convient de référer à un médecin qui pourra pratiquer une colposcopie et/ou une biopsie.
Toutes ces limites étant énoncées, je persiste à rappeler ici tout le bien que je pense du rôle des sages femmes et de leur participation à la bonne santé gynécologique de nos compatriotes.
J’espère @bri83 que vous serez satisfaite de votre prochaine première expérience. Peut être nous ferez vous partager vos impressions ?