Vues: 1648 Created: 2017.10.25 Mis à jour: 2017.10.25

Énurésie

Énurésie

Les trois premiers paragraphes sont un souvenir authentique. La suite est une fiction. Les personnages sont majeurs.

Ce jour-là, j’avais découvert le secret de Philippe.

C’était un vendredi du mois de mai, nous avions le cours de gymnastique pour terminer la journée et la semaine. J’appréciai particulièrement la douche qui le terminait, cela m’avait permis de découvrir l’anatomie de mes camarades et leur évolution au cours des années, sujet qui m’intéressait déjà beaucoup durant ma jeunesse. Je n’avais cependant jamais vu celle de Philippe, il avait toujours mis son short sous son pantalon et il ne se douchait jamais. Je m’étais demandé pourquoi, il pouvait être très pudique, mais il aurait pu se mettre en caleçon sans rien montrer. Par chance, personne ne lui faisait de remarques.

J’étais assis à côté de lui et mes yeux s’étaient machinalement portés sur son short, j’avais alors vu que l’élastique d’une couche dépassait de celui-ci et j’avais compris : il était énurétique, ce n’était pas par pudeur qu’il refusait de dévoiler son intimité.

Philippe avait remarqué que je l’observais, il avait eu l’air très gêné. Il me rejoignit à la sortie du vestiaire et marcha avec moi jusqu’à l’arrêt de bus. Il me demanda :

— Tu as vu que je porte une couche ?

— Oui, j’ai vu, répondis-je, ça m’avait intrigué que tu aies toujours déjà mis ton short.

— Ne le dis pas aux autres, c’est assez ennuyeux d’avoir ce problème.

— Je ne dirai rien, promis juré, cela restera entre nous. Parlons d’autre chose. La semaine est enfin finie et deux jours de congé en perspective.

— Parle pour toi, tu es le premier de classe, moi je dois passer le week-end à réviser. L’examen est dans un mois.

— Je devrais aussi m’y mettre. J’y pense, je pourrais t’aider à faire tes révisions.

Je ne savais pas pourquoi j’avais fait cette proposition à Philippe, je n’avais jamais été très proche de lui. Inconsciemment j’avais peut-être eu envie d’en savoir plus sur son énurésie.

— Je te prends au mot, me répondit-il immédiatement. Serais-tu d’accord de venir chez moi demain après-midi ?

— Bien sûr, vers deux heures ?

Je savais dans quel quartier il habitait, il me donna l’adresse exacte et nous nous quittâmes, prenant chacun deux bus différents.

Le soir, dans mon lit, je pensai à mon camarade. Il avait dû en voir des médecins et des psychologues qui avaient scruté son pénis et son esprit pour essayer de trouver les causes de sa maladie. Moi j’avais eu plus de chance, jamais de souci au-dessous le ceinture. J’eus une forte érection qui me le confirma et je dus me soulager avant de m’endormir.

Le samedi, à quatorze heures, j’arrivai chez Philippe. Sa mère me reçut chaleureusement :

— Bonjour Daniel, je suis contente que vous veniez aider mon fils.

— Bonjour Madame, je suis aussi content de venir, dommage que je n’aie pas pensé plus tôt à le faire.

— Je vous paierai comme des cours de rattrapage.

— Non, ce ne sera pas nécessaire, j’en profiterai aussi.

— Maman, dit Philippe, j’ai une autre idée. Si Daniel est d’accord, nous pourrions aller manger une pizza ce soir et aller ensuite au ciné. Tu dis toujours que je ne sors pas assez.

— Excellente idée, dit la mère, mais tu n’oublieras pas de faire tes exercices avant en fin d’après-midi. Êtes-vous d’accord, Daniel ?

— Tout-à-fait, répondis-je. Je passe aussi trop de soirées sur mon ordi.

L’après-midi passa rapidement et Philippe se révéla être un excellent élève, ou c’est moi qui était un meilleur professeur que ceux du collège.

Vers dix-sept heures, Philippe ferma la porte de sa chambre à clef.

— Je n’aime pas être dérangé quand je fais mes exercices.

— Je ne sais pas de quoi il s’agit, mais je pourrais te laisser seul.

— Non, je n’ai rien à te cacher, tu connais mon secret.

Philippe sortit de l’armoire un boîtier électronique auquel étaient reliés des câbles, il le brancha à son ordinateur portable. Il s’assit au bord de son lit après avoir enlevé ses chaussures et le pantalon de son survêtement, ainsi que sa couche.

— Voilà, me dit-il, tu peux enfin voir ma bite. Qu’en penses-tu ?

— Je… Je n’en pense rien, excuse-moi d’avoir été trop curieux.

— Je vais t’expliquer. Il s’agit de bio-feedback. Je dois rééduquer les muscles de mon périnée et cet appareil m’y aide. Il contrôle toutes mes réactions et peut aussi me stimuler, mais ce n’est plus nécessaire, j’ai fait de gros progrès et je pense être bientôt guéri. Ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Philippe colla les électrodes en différents endroits selon leur couleur dont deux à mi-chemin entre les bourses et l’anus, une à la base de la hampe du pénis.

— C’est pour voir si je bande, dit-il en riant.

Il se mit encore une sonde dans l’anus, puis démarra un programme sur l’ordinateur. Il prit ensuite un pot dans lequel il urina en stoppant plusieurs fois le jet. Il se coucha ensuite sur le lit, la tête sur des coussins. Je ne compris pas exactement comment cela fonctionnait. Il devait certainement contracter son sphincter le plus longtemps possible. Ce que je vis par contre c’est que son pénis grossissait, le prépuce s’était rétracté et laissait apparaître le gland qui était humide. Je pensai tout d’abord que c’était un reste d’urine, mais ce ne devait pas être le cas, Philippe s’était essuyé avec du papier.

— Tu bandes chaque fois que tu fais ces exercices ? demandai-je.

— Non, seulement quand je ne suis pas seul, une fois ma mère avait voulu voir, elle était vite ressortie.

— Je peux aussi sortir.

— Reste, entre hommes nous n’avons rien à nous cacher, cela n’a rien de sexuel.

— En es-tu sûr ?

— Euh, non…

Philippe eut l’air troublé, je l’étais tout autant. Je sentais mon propre pénis qui gonflait dans mon boxer. Le sien avait atteint sa taille maximale, le gland était totalement découvert. Il fit encore quelques exercices, puis me dit :

— Je suis confus, je ne sais pas comment faire retomber cette érection.

— Je peux t’aider si tu veux.

— Tu ferais ça pour moi ?

— Entre hommes cela n’aura rien de sexuel, lui dis-je en faisant un clin d’œil.

Je contemplai Philippe couché sur le lit, les jambes légèrement écartées, offert à moi. J’eus une petite appréhension lorsque je me saisis de son sexe érigé. Il était un peu plus grand que le mien. Je m’appliquai à faire les mêmes caresses que lorsque je me masturbais. Philippe était immobile, il avait l’air un peu crispé.

— Ça va ? lui demandai-je. Tu aimes ?

— Oui, oui, ça va. Je n’ai pas l’habitude, c’est la première fois que quelqu’un touche mon pénis.

— Détends-toi, moi mon plus je n’ai jamais touché personne, même pas une fille.

Philippe ferma les yeux, il se mit à accompagner mes mouvements avec son corps, j’accélérai mes va-et-vient. Je ne sentis pas venir sa jouissance, assez violente, les jets de semence furent projetés loin. Je lui tendis un mouchoir en papier, il s’essuya.

— Je n’aurais pas dû te demander de me branler, me dit-il.

— Pourquoi ? Cela ne t’a pas plu ?

— Non, bien au contraire, j’ai bien aimé. C’est pour cela, tu vas penser que je suis un pédé.

— Et même si tu l’es, qu’est-ce que ça change ? C’était une découverte, pour moi comme pour toi.

— Oui, mais rien ne sera plus pareil entre nous, nous aurons ces petits secrets partagés. Bon, je vais me rhabiller et nous irons au restaurant.

Philippe se leva, il se dirigea vers son armoire, prit une couche, puis la reposa en disant.

— Non, ce soir je n’en mets pas, je dois avoir confiance en moi. Je me suis acheté des boxers.

Il en mit un, rouge, d’une marque très connue. Il remit ses jeans. Nous quittâmes son appartement et prîmes le bus jusqu’à la pizzeria au centre ville. Nous avions réservé une table.

— Bois-tu du vin ? demandai-je à mon camarade.

— Pas d’habitude, me répondit-il, mais ce soir je ferai une exception, ma mère a été généreuse.

— Je pourrais payer ma part.

— Pas question, tu es mon invité.

Nous passâmes la commande, je pris une pizza « Quatre Saisons », Philippe une aux fruits de mer, précédées d’une salade mixte.

En buvant le café, notre discussion revint sur ce qui s’était passé l’après-midi. Je demandai à Philippe :

— Pourquoi m’as-tu dit de rester dans ta chambre alors que tu allais te déshabiller. J’aurais pu être dérangé, choqué même.

— J’ai eu comme une intuition, j’étais sûr que ce ne serait pas le cas.

— Qu’est-ce qui t’a donnée cette intuition ?

— Il y a deux catégories de garçons dans notre classe : ceux qui se vantent d’avoir déjà couché avec une fille, et ceux qui se taisent. Nous faisons les deux partie de la deuxième catégorie.

— Ce qui signifie ?

— Je te laisse répondre pour toi. Pour moi, autant te l’avouer, cela signifie que j’aimerais mieux coucher avec un garçon.

Je réfléchis un moment puis je répondis :

— Je ne sais pas encore. C’est vrai que j’ai du plaisir à voir nos camarades sous la douche, mais j’hésite.

— Je vais te proposer quelque chose : on renonce au ciné ce soir et on rentre chez moi, mes parents sortent ce soir. Je suis de toute façon frustré.

— Frustré ?

— Je n’ai jamais vu ta bite puisque je ne prends jamais de douche à l’école.

Je la sentis durcir dans mon pantalon en imaginant que Philippe n’allait pas seulement la regarder.

— Tu m’as convaincu, dis-je. Je passe du côté obscur de la force.

— Le côté obscur ? Ce n’est pas vrai. C’est le côté lumineux.

— Je te fais confiance, tu me le prouveras, cela me donnera du courage. Ce n’est pas si facile d’abandonner mes rêves d’une vie de famille heureuse : belle femme, beaux enfants.

— Ne crains rien, je t’aiderai à franchir ce cap.

Nous payâmes l’addition et rentrâmes chez Philippe. Nous nous isolâmes dans sa chambre après avoir prié son frère de ne pas nous déranger.

— Ah bon ? nous dit-il. Mon frère a trouvé un amant.

— Comment le sais-tu ? demanda Philippe.

— J’ai bien vu que tu ne regardes que des films gays. Je vous laisse baiser, moi je préfère les filles.

Philippe se déshabilla immédiatement, il regarda son boxer et dit, l’air triomphant :

— Pas une goutte ! Je suis guéri. Grâce à toi.

Ce jour-là j’acceptai ainsi ce que je savais inconsciemment depuis longtemps : j’étais homosexuel. La soirée fut longue, je passai la nuit dans le lit de Philippe. Un seul regret, nous n’avions pas de préservatifs. Personne n’est parfait.

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Amano Daichi Il ya 11 mois
Woyzeck Il ya 11 mois
Amano Daichi Il ya 11 mois
arthur Il ya 4 ans
clyso Il ya 4 ans