Vues: 1141 Created: 2017.10.21 Mis à jour: 2017.10.21

L'Internat

Chapitre 1

Trois ans à faire en pensionnaire dans ce bahut d'enseignement technique qui nous préparait à la vie active, dernières années d'insouciance avant le grand plongeon dans le monde inconnu du travail, menuisiers, cuisiniers, électriciens, mécaniciens et d'autres métiers encore, tout ce beau monde se retrouvait le soir après le dîner et l'heure obligatoire d'étude dans les six ou sept dortoirs sous la surveillance d'un pion, comme on disait à l'époque, cinquante lits par chambrée, vingt cinq de chaque côté avec juste la place pour le chevet, à l'extinction des feux, silence obligatoire, le pion nous surveillait de sa chambre par un hublot, au moindre chahut, il apparaissait prestement ou sournoisement, ça dépendait du pion…

Tous nous savions qu'il fallait attendre un moment avant qu'il ne s'endorme, les allées et venues pour les wc étaient tolérées si silencieuses, certains pensionnaires s'endormaient, d'autres avaient des activités, lecture discrètes et manuelles à la lampe torche sous les draps ou à la lumière de la salle de nos armoires vestiaires, porte fermée, d'autres allaient discuter aux wc, mais pour une grosse majorité, c'était plutôt l'heure du dressage de la "canadienne", nom donné par comparaison à la forme de tente que formait le couchage étayé par les jambes repliées en arceaux de ceux qui se faisaient plaisir d'une main ou des deux, c'est à cette époque que je découvrais une forme de sexualité en groupe mais individuelle…

Quoi que, c'est aussi là que je côtoyais sans le savoir au début, les premiers copains de classe bisexuels ou homos, pas la première année non, nous étions jeunes, surtout moi, la discipline se devait d'être exemplaire et sans nuances, les première année étaient isolés des deuxièmes et troisièmes année, par contre, l'année suivante, les changements de dortoir étaient tolérés et chacun se rapprochait par affinité régionale, niveau scolaire, ou amitié virile ou particulière, j'avais sympathisé avec un gars de ma classe, plus âgé, voisin de lit au dortoir, il me racontait ses expériences avec les filles et me demandait de raconter les miennes, je voyais qu'il bougeait son bras entre ses jambes sous les draps en m'écoutant...

Un soir, à la lumière éteinte, il m'a interpellé à voix basse alors qu'il était en mode "Canadienne", me demandant sans aucune gêne de lui prêter ma main, je n'ai pas compris de suite ce qu'il voulait dire par là et le lui ai fais répéter, il a sourit en me disant que j'étais un puceau, que tous le monde le faisait dans le dortoir, je n'avais qu'à regarder les lits rapprochés, effectivement, certains gars rapprochaient leur lit, mais j'avais toujours cru que c'était pour discuter discrètement sans réveiller le pion, j'avais sans doute l'air d'un idiot et d'un ignorant car mon voisin de lit souleva ses draps pour me montrer ce que tous le monde faisait, la main serrée autour de sa verge bandée, il se branla de quelques vat et viens énergiques…

Surpris par son impudeur, la gêne devait se lire sur ma figure, il me faisait comprendre que des gars du dortoir ce le faisait entre eux et que c'était mieux que de ce le faire tout seul, il ajoutait que s'il y avait des filles, elles nous le feraient, mais comme il n'y en avait pas, on se débrouillait comme on pouvait, par son âge, ses expériences nombreuses et son élocution cultivée, il avait de l'ascendant sur moi et quand il rapprocha son lit du mien en me disant qu'il allait me montrer comment faire ça discrètement, je n'ai pas refusé ni protesté, je ne voulais pas attirer l'attention sur nous ni réveiller le surveillant, alors je me suis laissé faire et lui, faisant semblant de dormir, à allongé son bras sous mes draps pour me toucher…

Honteux et un peu réticent, je n'ai pas bandé de suite, mais il savait y faire, je me suis dis qu'il devait "en être" comme on disait à l'époque, puis j'ai percuté qu'un gars qui se masturbe sait forcément le faire à un autre gars vu qu'ils sont équipés pareillement, cela n'a pas minimisé le fait que je me fasse toucher la verge par un autre garçon mais m'a ouvert l'esprit sur le don de soit envers les autres quand on peut aider à soulager le manque de présence et d'affection féminine dans un lieu comme celui-ci, je me suis mis à bander, il a humecté ses doigts de salive et m'a décalotté, de suite j'ai ressentis du plaisir sous ses caresses, l'émotion et ses doigts humides sur ma tige et mon gland m'ont durcit et fait jouir en un rien de temps…

J'ai éjaculé en me bâillonnant de la main pour taire mon gémissement, l'orgasme a été si terriblement violent que je n'ai pas pu maîtriser sa montée, mon collègue, Serge, a retiré sa main et regardé les coulées de sperme qui la maculaient, il l'a sentie et léché aussi, ça je ne pourrai pas le faire, j'avais déjà goutté à mon sperme mais pas à celui d'un autre, je trouvais cela dégoutant, Serge m'a regardé récupérer puis m'a demandé de lui faire la même chose en retour, j'ai fermé les yeux pour faire semblant de dormir mais surtout, à cause de la honte que j'avais de passer ma main sous ses draps pour lui toucher le sexe, il bandait déjà lui, le morceau de chair m'a semblé identique au mien, j'ai mouillé mes doigts et l'ai branlé doucement...

Au début il a chuchoté des "Ouiii… Comme çaaa…" puis il a relevé encore les jambes en les écartant et m'a demandé de lui caresser les boules, je l'ai fais, j'ai croisé ses doigts qui étaient entre ses fesses à faire quelque chose puis il m'a redit de le branler, je l'ai fais, j'obéissais, comme tétanisé du cerveau par un prof qui veut te faire rentrer à tous prix une leçon dans la tête, Serge devenait mon maître Es-Masturbation du moment, avant je jouir, il a juste murmuré,

- "ça y est…je viens"…Je l'ai senti se raidir sous ma main puis sa semence chaude ruisseler sur elle, j'ai fais encore quelques branles et j'ai retiré ma main de dessous les draps…

On s'est endormit de suite après, je me suis réveillé le lendemain avec un sentiment de culpabilité honteuse, j'avais jouis en étant masturbé par un gars et j'avais touché et branlé sa bite, est-ce que j'allais en "devenir un", comme ils disent, Serge n'a fait aucun commentaire sur le sujet, il est resté avec moi comme il était d'habitude, ce qui m'a rassuré, ce n'est que quelques jours après qu'il m'en a parlé au couché, me disant qu'il avait bien aimé ce que je lui avais fait et qu'il me le demanderai encore si je voulais bien, il était d'ailleurs dispo aussi pour me le refaire et même en mieux, comme je lui demandais qu'est-ce que c'était en mieux, il me dit d'attendre plus tard dans la nuit pour me montrer quelque chose….

Comments

arthur Il ya 5 ans  
clyso Il ya 5 ans  
mondoi Il ya 5 ans  
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clyso Il ya 5 ans  
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arthur Il ya 5 ans