Vues: 389 Created: 2014.06.29 Mis à jour: 2014.06.29

L' infernale fouetteuse

L' infernale fouetteuse

Bonjour,

Il y a bien longtemps que je n’ai rien publié… On vieillit ! …

Cet extrait provient d’un « livre » acheté à « La Pomme D’Or », librairie érotique parisienne disparue depuis…

Avant de m’en débarrasser, je l’ai feuilleté… Bien m’en a pris ! J’avais complètement laissé passer cet extrait…

L’INFERNALE FOUETTEUSE

…Sa main gauche se pose sur mes fesses, ses doigts me les écartent el je pousse un cri, pénétrée par une chose froide et pointue. Un thermomètre ! Elle prend ma température devant tout le monde !

Le thermomètre est entré plus loin que j’en avais l’habitude, mais ça ne m’a pas fait mal…Que l’on me prenne ma température dans le derrière ne me dérangeait pas.

Maman qui prenait assez souvent la mienne et celle de mes deux sœurs, ne se gênait pas devant les familiers…Mais devant toute une classe que je connaissais à peine…

- Espèce de petite imbécile !

Clame furieuse maîtresse Bermath tout en resserrant mes deux fesses qu’elle comprime maintenant à deux mains.

- voulez-vous bien ne pas vous tortiller, surtout quand je vous prends votre température ? En voilà un effarouchement subit ! Et levez votre derrière plus haut, que le thermomètre ne ressorte pas, car je vous préviens que si vous le cassez, je vous casserai quelque chose, moi !

Je comprends tout le ridicule de ma position avec ce thermomètre insolite au rire joyeux de mes compagnes. Quel spectacle je leur offre … J’ai appris, depuis, que cela était très fréquent…

Parfaitement calme. Maîtresse Bermath retourne à sa chaire. Elle marche avec un déhanchement voluptueux qui plait à Mme Solange. L’Infernale fouetteuse a pour elle des tendresses… qu’une plume honnête ne saurait décrire. Tout ce qu’elles font d’ailleurs se chuchote. Personne n’a jamais assisté à rien. Et je ne serai pas plus heureuse, durant mes trois mois d’internement volontaire, que toutes les curieuses ne l’ont été. Passons…

Il faut plusieurs minutes pour qu’une température soit prise selon les règles…

Mais cela a duré plus longtemps.

A plusieurs reprises, elle a demandé à la «camarade » qui était derrière moi de «bien vouloir» renfoncer le thermomètre, ce qu’elle a fait avec un réel plaisir… et plus loin qu’il ne l’était…

Ce n’est pas long quand on est bien commodément allongée dans un lit, sous l’écran discret d’un drap, ou devant quelques familiers … Mais le derrière levé au-dessus de son banc, au vu et au su de tout le monde, c’est un supplice interminable. Je contracte mes fesses avec rage pour limiter la tendance du thermomètre à ressortir. Je les presse aussi à deux mains, redoutant par-dessus tout une soudaine méchanceté d’Irène, qui est toujours ma voisine. J’entends de toutes les places un murmure amusé. Mais qui ne m’amuse guère : Tombera ?... Tombera pas ?

Mes charmantes compagnes supputent entre elles les chances que j’aurai de recevoir le fouet ou non.

Ah ! Que je voudrais les voir dans ma position !

- Vous savez que si vous n’avez pas de fièvre, me menace maîtresse Bermath de sa chaire, vous allez payer cher cette petite singerie, Roseray !

Les murmures alors changent de ton, il n’est plus question que de la colonne de mercure, et c’est sur elle que les paris s’engagent : Montera, Montera pas ?

Et dire que tout cela ne suffit pas pour me donner de la fièvre.

Maîtresse Bermath fait claquer une seconde foi son pupitre et vient à moi sans se presser.

– Si vous avez de la fièvre, Roseray, je vous ferai un grand lavement. Mais si vous avez seulement simulé un malaise, je vous jure bien que je rougirais vos petites fesses comme des cerises !

Et tout cela bien sur devant vos camarades…

Voila qui ne me mit pas à mon aise du tout.

Un lavement ou une fessée …

Je savais bien que le sort, puisque tout cela n’était que comédie de ma part, ne pouvait pas me réserver autre chose que la main de maîtresse Bermath

Avec elle, pouvait-on jamais savoir ?

Elle m’ôta elle-même le thermomètre pour l’aller lire à la fenêtre.

- 37°5 siffla-t-elle, vous allez connaître, ma pauvre Roseray, ce qu’il en coûte d’essayer de me tromper. Ah, vous ne vous doutiez pas que j’aurais fait usage de ce petit instrument de vérification ? Il est vrai que vous êtes nouvelle ; j’aurai pourtant cru qu’au moins l’une de vos camarades vous aurait informée…Mais avec vous toutes, il convient de le méfier particulièrement ici. Vous n’êtes pas malade, mais votre malheureux derrière va l’être comme il faut, tout à l’heure, ma belle simulatrice !.