Charlène O


Vues: 722 Created: 2009.09.14 Mis à jour: 2009.09.14

La Directrice de L'Institut Ospif

Episode 10: "La candidate"

"Dorothée Duchâtelet je présume? Entrez!"

La Directrice fit entrer la femme dans son bureau. La candidate pour la fonction d'assistante pédagogique lui plaisait instinctivement. Mais elle ne voulait pas se baser sur cette première impression.

"Asseyez-vous. J'ai bien reçu votre candidature et je dois dire que votre curriculum est intéressant. Mais avant de vous engager, je voudrais vous poser quelques questions d'ordre privé... "

La candidate avait la trentaine riante: mince et athlétique, elle inspirait la sympathie. La Directrice l'observait sans rien dire. Ce qui frappait chez cette candidate, c'était son sourire: elle souriait des yeux, sans que sa bouche participe. Ses cheveux blonds étaient tirés en arrière en une longue natte, ce qui lui donnait un petit côté juvénile qui lui allait très bien.

Les deux femmes parlèrent d'éducation, de projets et de tendances pédagogiques. La candidate avait assez bien d'expérience dans une écolepublique, mais elle trouvait que la discipline y manquait. Quelqu'un lui avait parlé de l'Institut Ospif, où on honorait encore les principes pédagogiques qui étaient depuis longtemps oubliés dans les autres écoles. Elle avait sollicité et sa candidature avait été retenue. L'entretien avec la Directrice-fondatrice avait été agréable, mais la jeune femme sentait qu'elle ne s'en tirerait pas si facilement.

Effectivement, la Directrice ferma le dossier de Mme Duchâtelet et l'invita à s'asseoir dans le petit salon:

"Nous y serons mieux pour discuter..."

La Directrice lui indiqua un énorme fauteuil à accoudoirs, moelleux à souhait, où Dorothée s'enfonça avec plaisir.

"Un doigt de Porto? C'est un vintage de 1970..."

"Volontiers, Madame la Directrice."

Discrètement la Directrice l'observait de la tête aux pieds. La jeune femme avait visiblement soigné son apparition: tailleur deux-pièces sombre, chaussures aux talons raisonnables, un simple bracelet d'argent autour du poignet droit.

"Chère Madame, votre dossier m'a l'air plus que positif, mais vous savez comme moi qu'il y a des choses qui ne se trouvent dans aucun dossier, n'est-ce pas?"

Dorothée Duchâtelet acquiesça.

"Avant d'engager quelqu'un j'ai d'habitude une conversation un peu, mettons, 'informelle'... Êtes-vous d'accord de répondre à quelques questions un plus personnelles?"

A nouveau ce sourire partant des yeux, éclairant tout le visage. Décidément, elle plaisait de plus en plus à la Directrice.

"Je vous promets de répondre sincèrement..."

"Savez-vous vous faire obéir?" commença la Directrice.

Dorothée eut un regard étonné et répondit:

"Oui, bien sûr, je l'ai prouvé à maintes reprises."

"Et savez-vous aussi obéir?"

La Directrice l'observait comme un chat regarde la souris qu'il va croquer.

Quelque chose de trouble passa dans les yeux de Dorothée, comme un nuage. Elle se reprit, et malgré une certaine rougeur sur joues, elle répondit d'une voix naturelle:

"Je sais obéir..." Son regard ne fuyait pas celui de la Directrice.

Cette dernière se sentait dans son élément: elle allait se mesurer à une jeune femme dynamique et intelligente, ce qui était toujours intéressant.

Dorothée Duchâtelet attendait la suite, assise dans son fauteuil, les mains croisées sur les genoux sagement joints. Elle ne portait pas de bas en ces derniers jours d'été et ses jambes étaient joliment bronzées.

Sans ouvrir la bouche, la Directrice fixa les genoux ronds de la jeune femme.

Elle ne dut pas attendre longtemps: la jeune femme avait capté le regard intense, et d'un geste naturel elle mit ses mains sur les accoudoirs du fauteuil et déplaça ses pieds, écartant légèrement les genoux.

La Directrice fit la moue et maintint son regard.

Dorothée avala difficilement, sourit à nouveau des yeux, puis écarta ses genoux un peu plus, faisant monter la jupe du tailleur au-dessus du genou. Elle admirait le magnétisme de la Directrice et la regarda droit dans les yeux. Elle avait soudain très chaud, mais cela ne lui déplut pas.

Sur un nouveau signe de la tête Dorothée ouvrit encore plus les jambes, consciente que la Directrice pouvait voir sous sa jupe. Ce petit jeu aussi discret qu'innocent la troublait plus qu'elle ne voulait avouer. Elle regarda la Directrice, mais ne pouvait rien voir: le fauteuil où Madame Ospif était assise était de biais. Dorothée se rendit compte avec étonnement qu'elle

aurait bien aimé voir la Directrice faire le même manège qu'elle.

"Faites moi sentir votre parfum..." La Directrice avait parlé sans presque bouger les lèvres, le visage impassible comme un masque de cire.

"Je... euh, 'L'Air du Temps'?"

Pas de réponse. Dorothée n'osa pas croire ce que la petite voix dans sa tête lui soufflait...

"Mon... parfum...?"

Comme toute réponse, la Directrice cligna des yeux.

Sans le savoir Dorothée passa sa langue sur ses lèvres. Elle plongea son regard dans celui de la Directrice, essayant de le déchiffrer. Elle y renonça et décida de jouer le jeu. Elle était profondément troublée par le comportement étrange de sa future patronne: elle sentit que l'autre femme avait une personnalité très forte, mais qu'elle posséda aussi une chaleur peu commune, et que cette chaleur se dirigeait vers elle. Machinalement elle releva légèrement ses manches, elle eut soudain une bouffée de chaleur...

"Faites..." Dorothée ne sut pas si elle avait entendu l'ordre ou si elle l'avait seulement imaginé.

Un sourire aux lèvres elle glissa la main droite sous sa jupe, d'un mouvement souple et naturel. Ses yeux se voilèrent une fraction de seconde quand la main atteignit son but. "Comment a-t-elle su que j'étais troublée? Que me veut-elle exactement? Jusqu'où va-t-elle aller? Je ferais n'importe quoi pour cette femme, comment a-t-elle obtenu cela? Est-ce que cela se voit si clairement?"

Lentement elle se pencha et tendit la main à la Directrice, la paume vers le haut.

La Directrice huma sans quitter la jeune femme des yeux. "Elle est vraiment parfaite" se dit-elle et hocha la tête.

"L'autre coté, maintenant..."

Dorothée se mordit les lèvres, baissa les yeux un court instant. Puis, son coeur battant la chamade, sa main gauche disparut sous sa jupe. Elle dut se contorsionner un peu, glissa plus en avant dans l'énorme fauteuil. Elle se prit au jeu et savoura le regard de la Directrice. De l'électricité passait entre les deux femmes. Dorothée ouvrit la bouche sur un gémissement sourd

quand un doigt se fraya un passage là où elle n'avait encore jamais mis un doigt.

Dorothée tendit les deux mains. La Directrice les huma à tour de rôle. Son odorat développé discerna plusieurs parfums. Madame Duchâtelet était fortement troublée par cet interview, mais elle n'avait pas peur, la Directrice l'aurait immédiatement senti. Elle avait chaud et transpirait, mais aucune note aigre.

Elle sentait le savon et le talc.

"Donnez-moi votre petite culotte..."

Dorothée dut se mordre les lèvres pour ne pas montrer son désarroi et rester calme. Elle respira profondément et d'un geste qu'elle voulait naturel, alla chercher sa culotte sous sa jupe. Elle tendit le slip roulé en boule à la Directrice, mais celle-ci fit mine de ne pas le voir.

"Humez-la..."

La jeune femme mit le sous-vêtement contre son visage. "Comment a-t-elle deviné que cette odeur m'enivre? Qu'il m'arrive de m'endormir avec ma culotte contre mon visage? Peut-elle lire les pensées? Que doit-elle bien penser de moi?" Elle avait à nouveau rougi et se sentait sans défense devant cette personnalité qui avait l'air de briser posément chacune de ses défenses. C'est comme si elle avait perdu toute son énergie maintenant que la Directrice l'avait amenée à s'exposer de la sorte, à avouer sans mots à quels jeux elle s'adonnait parfois dans la chaleur moite de son lit à une place...

"Supportez-vous la douleur?"

La question mit plusieurs secondes à pénétrer.

Dorothée murmura "Oui..."

Puis "Je suis prête... Madame la Directrice..."

"Vous savez que vous méritez de souffrir, afin d'être prête pour votre tâche?"

"Oui..."

Sans un mot la Directrice se leva. Elle appuya sur un bouton, éteignant la lumière. Seules quelques bougies éclairaient la scène.

Les battements de coeur de Dorothée s'était calmés, elle était sereine, en paix avec elle même. Elle était vraiment prête à subir une juste punition pour toutes ses offenses, pour tous ses péchés.

La Directrice s'agenouilla devant la jeune femme et lui mit les mains sur les genoux. Quand elle les ouvrit elle ne sentit aucune résistance. La jupe remonta très haut sur les cuisses. Dans la pénombre elle devina le sexe nu.

Dorothée eut un gémissement sourd quand la Directrice lui mit d'abord l'une jambe sur l'accoudoir, puis l'autre, exposant son entrejambe d'une façon savamment obscène. D'elle-même la jeune femme mit ses bras derrière le dossier du fauteuil, faisant saillir ses seins sous le chemisier blanc. La Directrice ouvrit un à un les boutons du chemisier, puis d'un mouvement sec, souleva le soutien-gorge, libérant les seins de Madame Duchâtelet. Elle avait une poitrine menue et ferme, aux auréoles à peine plus foncé que les seins bronzés.

La Directrice lui prit délicatement le bout des seins entre les doigts et les roula prudemment. Dorothée réagit en se mordant les lèvres, avouant ainsi être très sensible.

Puis, sans pitié la Directrice pinça les bouts de plus en plus fort, comme dans une tenaille. Des larmes jaillirent aux coins de yeux de la jeune femme, ses lèvres tremblèrent, mais elle tint bon. Elle gémit. Le regard chargé d'hypnotisme profondément dans les siens, la Directrice lui demanda d'une voix douce:

"Allez-vous m'obéir aveuglément, quoi qu'il arrive?"

"... Oui, Madame..." Elle dut faire un effort pour se dominer, pour ne pas crier...

C'est comme si on lui arrachait le bout ses seins.

"Alors je vous garderai près de moi..."

"Mmmmmerci, Madame..." Elle relâcha les pointes.

"Maintenant vous allez être châtié pour vous purifier de vos offenses. Cette punition restera entre nous. Mais je ne peux pas vous garantir qu'en cas de récidive vous ayez à nouveau droit à cette clémence... Je propose que dans ce cas vous soyez punie publiquement, devant vos collègues..."

"Bien, Madame la Directrice."

"Voulez-vous que je vous bâillonne et que j'attache vos mains?"

"Oui, s'il vous plaît..."

La Directrice prit la culotte roulée en boule et la mit dans la bouche de la jeune femme. Puis elle enleva son foulard de soie et l'attacha autour de la tête pour garder le bâillon en place.

Dorothée avait deviné juste: la Directrice avait horreur du bruit en général, des cris en particulier.

Les mains furent attachées derrière le fauteuil, avec des menottes en cuir, reliées par une chaîne.

La Directrice prit une longue latte de plastique souple sur la table basse et vint s'agenouiller entre les jambes écartées de Dorothée. Dorothée s'était rasée il n'y avait pas longtemps car un léger duvet recouvrait son mont de Vénus. Dans cette pose le sexe béait largement et malgré la faible lumière la Directrice put distinguer le petit bouton de chair qui était sorti de sous son

capuchon protecteur. Les lèvres étaient délicatement ourlées et cachaient mal l'entrée du vagin, d'où d'abondantes sécrétions coulaient, démontrant le trouble de la jeune femme. L'anus luisait doucement comme une étoile de chair dans la lueur des bougies.

La Directrice approcha le visage. Ses narines tremblaient au contact de ce parfum dont elle n'arrivait pas à se lasser. Elle refréna son envie d'enfouir son visage dans ce sexe ouvert et respira profondément pour retrouver son calme. Elle se reprit. Entre ses jambes son émoi laissait aussi des traces.

Elle prit la latte à la verticale, la tenant d'une main à la base. Ensuite, de l'autre main, elle plia le plastique souple vers l'arrière. Elle visa soigneusement, puis lâcha brusquement.

La latte se détendit et frappa le sexe offert de plein fouet. Dorothée sursauta, les yeux révulsés par la douleur. Elle cria dans son bâillon.

Les cuisses tremblaient, les muscles du bassin se contractaient spasmodiquement; les orifices se resserraient, puis s'ouvraient à nouveau.

Dorothée eut de la peine à ne pas céder à la panique: elle ne s'attendait pas à une douleur si vive, ni surtout à cet endroit. Ce n'est pas sans raison que la Directrice avait choisi cette place pour la châtier: la douleur est décuplée quand elle est exercée en un endroit intime. L'humiliation augmente la perception de la douleur.

Le deuxième coup partit quand le choc du premier commençait à peine à diminuer. La latte fit un bruit écoeurant en frappant les chairs délicates. La Directrice vit clairement le petit bouton devenir blanc comme une perle, le sang chassé, puis redevenir rouge-sang. La douleur devait être horrible.

Dorothée secouait la tête, le visage convulsé. Son vagin restitua brusquement l'air qui s'y était engouffré, le bruit insolite ajoutant encore à l'émoi de la jeune femme.

Cette fois-ci la Directrice n'attendit pas et frappa une troisième fois.

Dorothée faillit s'évanouir. Elle était folle de douleur. Ses sphincters lâchèrent et elle urinait sans même s'en rendre compte, éclaboussant la Directrice.

Avant même que la vessie de la jeune femme fut vide, la Directrice avait encore frappé deux fois. Des capillaires avaient dû éclater car quelques gouttes des sang apparurent sur les lèvres. La vulve était violacée comme si la douleur avait attiré tout le sang du bassin.

Avant de s'évanouir, Dorothée entendit la voix de la Directrice à travers un épais brouillard:

"Je suis fière de vous..."

Le sourire aux lèvres, Madame Dorothée Duchâtelet tomba dans un trou noir...