Vues: 604 Created: 2019.04.15 Mis à jour: 2019.04.15

Deux cousins (extraits)

Le bain avec l'infirmière

Daniel attendait le retour de l’infirmière dans sa chambre. Il commença à vider ses bagages et à mettre ses habits dans l’armoire. Il ne savait pas combien de temps il allait rester à la clinique, au moins jusqu’au 1er août, date à laquelle son oncle et sa tante rentreraient d’un voyage aux États-Unis avec ses parents. Avant, la maison de Lausanne serait vide. Ses cousines iraient chez leurs grands-parents après le camp du catéchisme.

Dominique revint, elle frappa à la porte et entra. Daniel sursauta.

— Je vous ai fait peur ? dit-elle. Excusez-moi, nous entrons dans les chambres directement, c’est une clinique, pas un hôtel.

— Et si les patients sont, comment dire… dans une situation délicate.

— Vous pouvez mettre l’écriteau « ne pas déranger », mais ne le laissez pas tout le temps. La garde de nuit passe régulièrement contrôler le sommeil des patients. Ce n’est pas nécessaire de le mettre seulement si vous vous changez.

— On peut prendre une douche tous les jours ?

— Oui, c’est même obligatoire, vous devez indiquer l’heure à laquelle vous désirez la prendre sur la feuille à côté de la porte. Pour les bains, il y a un supplément à payer, sauf le premier jour. Nous allons y aller maintenant. Vous pouvez prendre un sous-vêtement de rechange, un service de buanderie est aussi disponible, mais sera également facturé à part.

Daniel fut gêné de prendre un slip propre dans l’armoire en présence de l’infirmière, pourtant celui-ci n’avait rien de particulier, il était de couleur blanche comme c’était la tradition à cette époque. Il prit aussi des chaussettes et les enveloppa dans un linge de bain.

Ils entrèrent dans la salle de de bain. Elle avait une fenêtre qui donnait sur la montagne ; le plancher était recouvert en partie d’une claie de bois ; la baignoire était au milieu, sur des pieds, elle avait une porte qui permettait d’entrer sans enjamber le bord.

— Je vais vous demander de vous déshabiller, dit Dominique. Vous pouvez poser vos habits sur le valet. Je vais vous regarder faire, ce n’est pas de la curiosité, c’est pour voir si vous n’avez pas de difficultés et observer votre corps. J’espère que cela ne vous dérange pas.

— Je pense que je n’ai pas le choix.

— Vous savez, j’ai déjà vu tant de patients nus que je suis devenue indifférente. Tout ce que je fais est dans le but de vous aider, pas de vous embêter.

Daniel se demanda si l’infirmière disait la vérité. Elle ne devait pas être insensible à la vue du corps d’un adolescent nu. La plupart des autres patients de la clinique étaient plus âgés. C’était différent que devant ses cousines : elles s’étaient attendues à ce qu’il bandât, devant l’infirmière ce serait plus gênant. Celle-ci ajouta pour le mettre à l’aise :

— Vous êtes dans une phase où les hormones travaillent, je ne serais pas du tout dérangée si vous aviez une érection. Pour moi, c’est un signe de bonne santé et vous n’avez pas de honte à avoir.

— Vous êtes sûre que cela ne vous dérange pas ?

— Pas du tout, pour autant que vous n’en profitiez pas pour me faire des avances ou que vous ayez des gestes déplacés. Les relations sexuelles sont évidemment interdites entre le personnel soignant et les patients à l’intérieur de la clinique. Ce sont plutôt les vieux messieurs qui essayent, je n’ai jamais eu de soucis avec les jeunes, ils sont trop timides.

— Et à l’extérieur de la clinique ?

— Chacun est libre de faire ce qu’il veut.

Daniel n’était pas trop excité, il avait joui le soir avant sous les doigts de sa cousine et le matin même sous ceux de son cousin. Sa verge avait une grosseur décente lorsqu’il baissa son slip et se retrouva nu. Il aurait bien aimé savoir ce que l’infirmière en pensait, elle qui en avait vu des centaines. Il n’osa pas lui demander et elle ne fit pas de commentaires.

Elle fit couler de l’eau dans la baignoire, rajouta des sels de bains verts. En attendant qu’elle fût pleine, Dominique discuta avec Daniel :

— J’ai vu que vous habitiez en Amérique. Vous êtes venu en Suisse exprès pour vous soigner ?

— Je suis venu plus vite, mais mes parents vont revenir habiter en Suisse à la rentrée.

Daniel donna encore d’autres détails. Il demanda ensuite :

— Et vous ? Vous habitez près d’ci ?

— Oui, j’habite à Glion. Il y a un immeuble pour le personnel qui appartient aussi à la clinique. Nous avons un rabais sur les loyers.

— Vous êtes mariée ? Si je puis me permettre de vous poser la question.

— Ce n’est pas indiscret ! fit l’infirmière en souriant. Non, je ne suis pas mariée, même pas fiancée. Je suis encore jeune, j’ai 22 ans, cela ne fait que 4 ans de plus que vous.

La baignoire était pleine, Daniel s’y plongea, puis Dominique lui demanda de se relever pour le laver. Elle prit une lavette, l’enduisit d’un savon désinfectant et la passa sur le visage.

— Je pourrais me laver moi-même, fit remarquer Daniel.

— J’ai tellement l’habitude, beaucoup de patients sont âgés et ont des difficultés. Laissez-moi faire, ce sera plus simple pour le dos.

Daniel se dit que l’infirmière n’allait le lâcher, pour une fois qu’elle avait de la chair fraîche. Ce n’était pas si grave, elle avait un métier difficile et pouvait bien s’accorder un petit plaisir. Elle évita d’abord les organes génitaux et les fesses, puis dit :

— Nous allons encore laver ce petit zizi. Excusez-moi, vous n’êtes plus en enfant, j’aurais dû dire ce pénis.

— Et il n’est plus petit.

— C’est vous qui le dites.

— Qu’en pensez-vous ?

— Ce serait contraire à la déontologie de faire une remarque à ce sujet.

Dominique savonna les organes génitaux et passa ensuite de l’autre côté de la baignoire pour laver la raie des fesses. Le « petit zizi » avait nettement grossi. Daniel se trempa pour se rincer, il sortit de la baignoire et Dominique lui tendit le linge pour se sécher.

— Je connais bien ces difficultés de décalottage, fit-elle, j’ai moi-même été confrontée à ce problème. Enfin, pas moi-même, je me suis mal exprimée. C’était… euh… mon frère.

— Et comment a-t-il résolu ce problème ?

— En appliquant une pommade et en faisant des exercices.

— Vous avez vu comment il faisait ?

— Euh, oui. Nous partagions la même chambre. Vous en parlerez à l’urologue. Il vous prescrira une pommade avec un corticoïde. Si vous le souhaitez, je vous montrerai comment faire.

Daniel soupira :

— Je pense que je n’ai pas le choix.

— Vous avez toujours le choix, aucun patient n’est forcé d’accepter un traitement. Si vous préférez une circoncision, nous pourrions aussi profiter de votre séjour pour la faire. Nous avons une salle d’opération pour les petites interventions.

— J’aime mieux la crème. Cela vaut la peine d’essayer.

Daniel avait fini de se sécher. Il posa le linge sur un support. À l’évocation de la circoncision, son pénis avait repris sa taille minimale. Dominique essaya plusieurs fois de le décalotter. Ses gestes étaient très doux et elle ne forçait pas. Le gland s’humidifia et elle arrêta.

— Nous verrons ceci un autre jour. Il faut garder des fluides pour l’échantillon de sperme. Si votre cousin désire s’isoler, je lui montrerai une chambre vide. Cela sera plus agréable que se masturber aux toilettes.

— Je ne pense pas que ce sera nécessaire. Comment vous expliquer…

— Je ne me mêle pas de la vie privée des patients, pas nécessaire de m’expliquer.

Elle ne se mêlait pas de la vie privée de ses patients, se dit Daniel, mais leur tripotait le zizi. C’était dans le but de les aider, pas de les embêter… Elle lui plaisait bien, cette infirmière. Ça lui ferait passer le temps et bander était un signe de bonne santé, c’était ce qu’il recherchait en séjournant dans cette clinique.

Comments

Woyzeck Il ya 5 ans  
clyso Il ya 5 ans