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Vues: 21121 Created: 2009.02.14 Mis à jour: 2009.02.14

Jeanne et Charles

Chapitre 1

Plombier-chauffagiste, Charles réalise des interventions au quotidien en installation et en dépannage chez les particuliers. A la suite d'un accident de moto, il avait dû porter des couches pendant quelques mois, puis il y avait tellement pris goût qu'il en était devenu DL. Il portait des couches quotidiennement. Non pas qu'il en ait eu réellement besoin, mais le plaisir d'être langé avait vite fait place au confort et à la praticité de ne pas toujours avoir accès aux toilettes sur les chantiers ou même la gêne de demander les WC chez les clients où il ne passait parfois qu'une heure, le temps du dépannage.

Quatorze heure trente, début du mois de juillet, Charles gara le camion devant l'adresse de sa cliente suivante. Il venait pour un dépannage comme il en faisait de nombreux par jour ; un évier qui fuyait. Il sortit sa trousse à outil de la camionnette, apposa le ticket d'horodateur sur le tableau de bord, puis après avoir verrouillé son véhicule, sonna au nom indiqué sur son calepin. C'était une grosse maison bourgeoise du 19ème, en pan de bois, comme il en existe des centaines dans sa ville, découpé en 4 appartements. L'interphone crépita, et une douce voix féminine lui répondit :

- Oui ?

- Bonjour madame, c'est le plombier pour votre évier.

- Je vous ouvre, c'est au second, porte de droite.

Il monta les marches deux à deux, puis vint frapper à la porte. Une très jolie jeune femme dans la petite trentaine lui ouvrit. Mince, taille moyenne, cheveux mi-longs châtain, vêtue d'un caleçon beige et d'un petit top blanc, elle était exactement le type de femme qu'il appréciait, mais il se garda bien de faire un commentaire. Il se contenta de la saluer, et de lui demander où était la cuisine pour qu'il puisse commencer son dépannage. Celle-ci l'invita à la suivre et lui fit traverser un couloir qui débouchait sur la cuisine. Toujours très sensible au charme féminin, en la suivant, il inspecta de ses yeux bleus aciers les fesses de sa cliente, d'abord pour le plaisir d'admirer sa splendide chute de rein, et ensuite en tant que bon DL qui se respecte, vérifier si il pouvait deviner une éventuelle couche ou serviette. Il savait bien qu'il existait une chance sur des milliers pour qu'elle soit elle aussi abdl, mais c'était devenu une sorte de tic de regarder systématiquement le derrière des femmes qu'il rencontrait, de façon discrète. Chou blanc pour cette fois-ci, les fesses de la belle semblait vierge de tout carré de ouate.

Elle ouvrit les deux portes du placard sous l'évier, en expliquant qu'elle ne pouvait plus l'utiliser, car à chaque sous--tirage d'eau, le liquide se répandait immanquablement dessous. Charles, posa sa trousse à outils à ses pieds, en sortit ses genouillères qu'il posa au sol, puis s'agenouilla dessus et glissa la tête dans le placard pour inspecter l'évacuation de l'évier. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que le tube de pvc était fendu et laissait fuir l'eau à chaque passage.

- Rien de grave madame, le tuyau et le siphon sont simplement à remplacer, il y a environ 1 heure de travail.

- Mais quand pouvez-vous revenir réparer ?

- Tout de suite si vous le souhaitez, j'ai tout ce qu'il faut dans le camion.

- Formidable, je vous laisse faire. Mais vous pouvez m'appelez Jeanne, je préfère ça que ''Madame '' ! Souhaitez-vous un rafraichissement par cette chaleur ?

- Avec plaisir, dit-il, moi c'est Charles, renchérit-il avec aplomb. C'est très joli comme prénom Jeanne, ajouta-t-il.

- Merci. J'ai du café, du jus d'orange, du soda ou une menthe à l'eau ?

- Va pour une menthe à l'eau. Je descends chercher ce qu'il me faut, puis je vous répare ça.

Il lui fallut moins de cinq minutes pour remonter avec la colle, un siphon et du pvc de quarante. Il but sa menthe d'un trait tant la chaleur était étouffante, puis se mit à démonter l'ensemble, et le remplaça. Concentré dans son travail et penché sous l'évier presque à quatre pattes, il ne s'était pas rendu compte que son polo était sorti de son pantalon et qu'à chaque mouvement, bras tirés en avant, il laissait découvrir l'arrière de sa Tena maxi qui ressortait légèrement de son pantalon. Jeanne, elle, en revanche, s'en était parfaitement aperçu. Elle ne put s'empêcher de lui dire dans son dos :

- Très mignon la couche qui dépasse !

A ces mots, il se redressa brusquement, se cogna, et rouge de honte renfila son polo dans son pantalon, sous l'air amusé de Jeanne.

- N'ayez pas honte - dit-elle, je vous assure que c'est très mignon de voir un aussi bel homme que vous, porter une couche ! Cela a quelque chose d'original mais de troublant en même temps : On a envie d'en savoir plus – dit-elle, d'un air malicieux.

- Et bien, je suis ravi que vous le preniez de cette façon, certaines personnes ne seraient pas aussi à l'aise dans cette situation...

- Disons que comme cela, vous n'aurez pas à emprunter mes toilettes, dit-elle amusée.

- Vous êtes malade ? Demanda-t-elle plus grave.

- Non, j'ai dû porter des couches à la suite d'un accident de moto au début des années deux mille, mais ensuite, bien que n'en ayant plus besoin, j'y ai pris goût et trouvé mon intérêt d'un point de vue purement pratique, en plus, c'est très confortable.

- Ah, tiens, je n'y avais jamais pensé : Moi qui ai une petite vessie et qui suis toujours à la recherche des toilettes les plus proches, il faudra que j'y songe assura-t-elle à la fois sérieuse et amusée.

Pendant ce dialogue qui semblait surréaliste à Charles mais inespéré, ses yeux avaient croisé ceux de Jeanne, et il avait bien ressenti ce petit quelque-chose que l'on détecte parfois, lorsque entre deux personnes, un lien, même infime se tisse. Il était célibataire, elle n'avait pas d'alliance, alors il prêcha le faux pour savoir le vrai : - Votre mari sera satisfait du travail je pense, l'écoulement est impeccable.

- Mais je ne suis pas marié, rétorqua-t-elle - Je voulais dire votre ami, insista-t-il - Non plus, dit-elle, je vis seule.

Ne rajoutant rien, mais content de lui, il lui expliqua qu'il allait ranger son matériel dans le camion puis remonterait ensuite pour établir la facture. Celle-ci acquiesça et le laissa débarrasser ses outils.

En rangeant son matériel dans sa camionnette, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui venait de se passer. Cela faisait longtemps qu'il savait qu'un jour ou l'autre quelqu'un découvrirait son secret, et même si il ne craignait pas ce sentiment mêlé de honte et de plaisir, il se disait que c'était une entrée en matière curieuse pour essayer de séduire cette femme. Elle était superbe, belle, élégante, racée. Bref, il était sous le charme. Bien qu'un peu plus vieux qu'elle, il en avait trente-neuf et elle semblait plus proche des trente. Charles était suffisamment intelligent pour savoir qu'il ne laissait pas la gente féminine indifférente, et que son charisme naturel venait en grande partie de son éducation, qui lui permettait de s'exprimer de façon claire et avec assurance. Son physique avantageux de beau brun ténébreux lui avait fait noter depuis longtemps que cela rassurait les femmes et les charmait souvent. Mais tout de même, que pouvait-elle bien penser d'un artisan plombier qui la courtisait en portant des couches ?

Il se saisit de son carnet de facturation, puis remonta au second après avoir pris une grande inspiration. Il s'installa sur la table de la cuisine, rédigea la facture et lui tendit. Elle lui fit aussitôt un chèque qu'il rangea dans son carnet. Il la regarda dans les yeux en lui tendant la main pour prendre congés, et sentant que lui comme elle, ne semblait pas savoir quoi dire à l'autre, il prit la parole :

- Excusez mon impolitesse, mais je vous trouve si attirante, que j'aimerai vous revoir.

- J'aimerai aussi, dit-elle avec une pointe de rose qui naissait sur ses joues, ce qui ne la rendait que plus désirable.

- Et bien, commençons déjà par nous tutoyer et laissez-moi vous inviter à diner, ce soir ?

- Avec grand plaisir !

- J'ai encore trois dépannages à faire cet après–midi, puis je passerai te prendre vers vingt heures ?

- C'est parfait ! Mais dis-moi, elle laissa un instant de silence puis reprit, ce soir, tu viendras en couche ? demanda-t-elle rieuse.

Coincé, il se demandait qu'elle était la meilleure réponse pour ne pas la mettre mal à l'aise dès le premier soir.

- Et bien, je ferais comme tu préfères...

- La couche m'a bien plu ! dit-elle sans rien rajouter de plus mais tout en souriant.

- J'ai compris, reprit-il, je viendrais donc avec une couche sur les fesses !

- Alors à ce soir, dit Jeanne tout sourire.

- A ce soir, dit-il.

Il l'embrassa sur la joue, puis passa devant Jeanne en quittant la cuisine. Celle-ci ne put s'empêcher de lui mettre deux petites tapes sur ses fesses rembourrées, avec un air amusé et malicieux.