Vues: 355 Created: 2018.01.26 Mis à jour: 2018.01.26

Une donatrice importante

Partie 3

Une petite mise au point : il s'agit de l'année 2017, et non 2016, comme je l'ai écrit par erreur. Veuillez corriger par vous-même, et mille excuses pour ces fautes de frappe.

Je reprends mon récit à Avril 2017.

Le Dr V. paraissait de plus en plus en conciliant. Iliana avait été renvoyée également, et le Dr V. a accepté de m'en donner la raison. Comme elle fouillait systématiquement toute personne qui entrait et sortait de chez elle (pour moi, elle ne le faisait plus), elle a trouvé dans les... sous-vêtements d'Iliana des objets lui appartenant et dérobés. Mme V. s'en est rendu compte, elle n'a pas déposé de plainte contre sa salariée, mais l'a renvoyé sine die, sans indemnités, ni salaire du mois en cours.

Me racontant cette histoire, Mme V. se justifie en disant qu'elle a eu raison de faire travailler ses gens en petite tenue, de les fouiller, etc... Revendiquant son titre de médecin, voir un corps nu est chose courante, qui ne l'incommode pas.

Ce jour d'avril, je n'ai rien à faire. Mme V. a un énorme besoin de parler. Elle me fait partager son parcours professionnel, m'apprend qu'elle a exercé 10 ans en hôpital psychiatrique, mais le fait de voir des gens nus lui manquait... Elle est retournée ensuite en médecine générale. Elle n'a jamais eu de vie amoureuse, ni d'enfants, ni de compagnon. Son seul plaisir, était de faire se déshabiller les malades qui venaient la voir, quelle qu'en soit la raison. En ce qui concerne mon travail, je n'ai rien fait, ce jour-là, que de lui tenir la dragée haute : elle avait un grand besoin de parler, de rompre son isolement. Elle m'a demandé de lui faire quelques recherches administratives pour des documents à joindre à des demandes, mais comme elle n'a pas internet, cela n'a pas été possible.

Mai 2017 : je n'avais plus d'appréhension à me rendre chez le docteur V. Je ne dis pas que j'y allais de gaieté de cœur, mais...

Elle m'ouvre, me fait entrer : l'appartement est encore plus encombré qu'avant. Comme si que je n'étais jamais venu... Je ne comprends pas ce qui s'est passé. Tout est en sens dessus-dessous. Même une mère n'y retrouverait pas ses petits. Mme me dit qu'elle a fait exprès de tout chambouler pour que... je vienne plus souvent, une fois par semaine.

Je tente de lui expliquer que ce n'est pas possible, que je dois voir, annuellement plus de 300 personnes sur 200 jours de travail effectif. Elle ne veut rien savoir, se fait menaçante. Je commence à avoir peur. Je ne peux pas appeler, il n'y a pas de réseau ici. Mme est tellement paranoïaque qu'elle n'a aucun moyen de communication extérieur, à part un vieux téléphone à cadran ! C'est tout : pas de télévision, pas d'écran de quelque nature que ce soit... De temps en temps, elle écoute la radio, et uniquement des chaines d'information.

Le ton monte très vite entre elle et moi. Je refuse de céder à ses exigences... Attirée par les cris, se présente une nouvelle intervenante au domicile, une Africaine répondant au prénom de Fatou. Mais, contrairement aux autres, elle n'est pas à poil, ou presque. Fatou est une femme forte, avec des courbes généreuses et une poitrine très opulente. Elle accourt aussitôt en hurlant :

- Que se passe-t-il ?

Mme V. lui explique, simulant des larmes et des pleurs.

Fatou, vu son gabarit, n'attend pas la fin du discours de son employeur. Elle me saisit fortement par le bras, et me traîne, alors que je crie, vers une autre pièce, avec l'assentiment de Mme V.

Fatou me jette, c'est le mot (je suis une plume par rapport à elle) sur un grand lit et m'interdit de bouger. Elle me déshabille, en commençant par le bas. Je n'arrive pas à l'arrêter, tant sa poigne est forte. Mme V. arrive peu après et assiste à la scène, et dit à Fatou :

- C'est très bien ce que tu fais, Fatou. Continue. Je ne bouge pas.

Fatou me maintient, très fortement et tous mes vêtements sont arrachés, sauf les sous-vêtements.

Fatou relâche son emprise, un tout petit peu, mais je sens toujours son poids sur moi. Elle demande :

- Je lui enlève ça aussi ? dit-elle en montrant le slip de la main.

- Bien sûr, chère Fatou. C'est évident. Il faut le punir pour son insolence.

Et Fatou m'arracha le slip. Les deux femmes restèrent dans cette pièce. J'ai caché mes attributs, mais Fatou m'a donné une claque sur les mains, pour que je les retire.

- Mme V., dis-je. Vous me connaissez par cœur, je me suis déjà déshabillé devant vous... Pourquoi me faites-vous tant de mal ?

- Vous ne savez pas obéir, monsieur, Alors, je suis sévis. C'est vous qui m'y obligez. Je vais vous laisser ici, quelques minutes, le temps de la réflexion. Alors, réfléchissez bien.

Puis, s'adressant à Fatou :

- Prends ces vêtements, et sortons quelques minutes.

Et je suis resté dans cette pièce, seul, à poil, à pleurer. Dès les deux femmes sorties, j'ai mis mes mains sur mes parties et me suis en position fœtale pour me dissimuler au maximum. Je n'avais rien pour me couvrir.

Au bout d'un temps difficile à évaluer, Fatou, seule, revint dans cette chambre. Elle me rapporta mes vêtements et m'autorisa à me rhabiller. Devant elle, bien sûr. Elle était toute mielleuse, me disant qu'elle est réfugiée politique, qu'elle a trouvé ce job et qu'elle est obligée d'obéir à Mme V... Je n'ai pas répondu, je me sentais humilié, rabaissé. Fatou me dit que Mme V. la faisait travailler à poil au début, il y a 3 semaines, à peu près, mais ça, je le savais. Je ne le lui ai pas dit.

Fatou me libère et nous retrouvons Mme V. dans sa pièce principale. Fatou a finit son travail, mais elle loge ici, dans une pièce qui lui est dédiée. Je veux partir moi aussi, mais Mme V. refuse de me libérer, tant que je ne lui signe pas un protocole d'accord entre elle et moi, pour une visite hebdomadaire. Je lui fais comprendre que je ne peux pas m'engager sur la durée, que j'ai des impératifs, des urgences.... Mme V. consent à me laisser partir à une condition : que je la rappelle dès le lendemain, dans l'après-midi. Elle, durant ce temps, va prendre contact avec la Directrice pour convenir de nouvelles modalités de mise à disposition.

A SUIVRE