Vues: 338 Created: 2015.03.07 Mis à jour: 2015.03.07

Camps de vacances

Chapitre 6

Je publie un nouvel épisode qui se passe à la colonie de vacances.

Je renonce à aller la Fête du Slip ce soir (si, si, ça existe, et c’est bien ce soir) pour vous offrir la fête dans votre slip. Les épisodes qui suivent sont inspirés de vidéos trouvées sur Internet, vidéos éducatives et pas pornographiques. J’ai quand même rajouté un épice pour pimenter le récit.

Le samedi, un programme spécial était prévu pour les grands. Les petits étaient partis en car à la piscine située dans une grande ville à plus de 100 km. Nathan, qui était toujours au courant de tout, nous avait dit que ce serait un cours d’éducation sexuelle d’un nouveau genre. La région avait décidé de financer un programme pour faire baisser la propagation des MST et des grossesses non désirées. Ces cours étaient offerts aux colonies et aux écoles de la région.

Nous revînmes à 9 heures dans le réfectoire. Les rideaux étaient tirés, l’écran pour la projection des vidéos baissé. Trois tables avaient été alignées devant. Les chaises étaient disposées en deux demi-cercles. Deux projecteurs éclairaient la « scène ». Un cadreur filmait le tout et les images étaient projetées sur l’écran.

Le directeur prit la parole. Il nous confirma que c’était bien un cours d’éducation sexuelle et qu’il désapprouvait ceci, c’était cependant obligatoire pour obtenir des subventions. Il invita ceux qui ne voulaient pas participer à sortir, personne ne se leva. Il nous indiqua que chacun pourrait quitter la salle en tous temps. Il précisa que c’était le fils du président de la région en personne qui organisait ces cours et sortit.

Le cadreur nous expliqua que nous devrions applaudir lorsque cela s’afficherait en haut à droite de l’écran. Nous fîmes un ou deux essais, les applaudissements n’étaient pas très nourris. Il éteignit la lumière et une image de foetus sur fond noir apparut sur l’écran, accompagnée de l’ouverture de Ainsi parlait Zarathoustra, de Richard Strauss. Je reconnus les dernières images de 2001, le film de Stanley Kubrick. Les projecteurs se rallumèrent et nous fûmes priés d’applaudir. Un présentateur au sourire de publicité pour dentifrice fit son entrée, suivi de l’inévitable femme-potiche et d’un troisième homme. Ils montèrent sur une table, le présentateur consulta une fiche et prit la parole :

— Mesdemoiselles, Messieurs, je vous souhaite une cordiale bienvenue. Je m’appelle Patrick. Je désire préciser qu’aucune image ne sera télévisée, nous n’avons même pas le droit de les enregistrer. Chacun est libre de participer activement ou de rester simple spectateur, ou même de sortir de la salle. C’est la première fois que nous essayons ce format, il y aura peut-être des détails à corriger, nous vous demanderons un feedback à la fin. Déjà des questions ? Aucune ? Je vous présente mes co-animateurs : Madame Claude, et le Docteur Franz K, qui répondra à toutes vos questions.

Encore un docteur ? Il commençait à y en avoir beaucoup trop dans cette colo, ce n’était heureusement pas le même que le premier jour.

— Nous allons tout vous expliquer sans tabous et tout vous montrer. Nous avons besoin de huit personnes, d’abord quatre hommes pour commencer. Nous aimerions si possible avoir des origines différentes, afin de montrer la diversité du corps humain. Des volontaires ?

Je compris immédiatement de quoi il s’agissait. Il allait nous demander de nous présenter en tenue légère, ou même à poil, sur la scène. Avec mes cheveux roux, j’étais prédestiné pour y passer. J’avais déjà donné avec les photos pour la police. Personne ne s’annonça. Le présentateur demanda à Nathan, qui n’avait pas arrêté de faire des plaisanteries douteuses, s’il était volontaire. Il refusa, s’attirant les rires narquois des autres. Il pensa soudain à nous :

— Et ces deux messieurs aux cheveux roux, pas intéressés ?

À mon grand étonnement, Damien se leva. Tout le monde l’applaudit spontanément. Suivirent également Ken, d’origine japonaise, Chadli, d’origine maghrébine et Nelson, qui était noir. Nathan ne put s’empêcher de faire une plaisanterie sur la longueur supposée des bites en fonction de l’origine. Il se fit remettre à l’ordre par le présentateur. Les quatre sortirent de la salle avec Madame Claude. Le médecin commença sa présentation avec un schéma des organes génitaux masculins.

Nos camarades revinrent sous un tonnerre d’applaudissements. Ils n’avaient plus mis qu’un peignoir de bain. Ils montèrent sur les tables. Le présentateur reprit la parole :

— Mesdemoiselles, Messieurs, le grand moment est arrivé. Je vais demander à nos modèles d’enlever leur peignoir.

Les projecteurs baissèrent d’intensité, se focalisant vers le bas des corps, et mes camarades se dénudèrent, non sans un peu d’hésitation. Il n’avaient rien mis dessous. Il y eut du brouhaha qui se calma peu à peu. Le médecin mit des gants et prit son air le plus sérieux pour commenter les particularités du pénis et des testicules : couilles plus ou moins grosses et pendantes, glands plus ou moins découverts, bites plus ou moins longues, poils pubiens rasés ou pas. La caméra suivait pour faire gros plans. Il s’arrêta vers chacun, décalotta ceux qui n’étaient pas circoncis, expliquant comment palper les testicules pour détecter un cancer. Il nous parla ensuite d’analyses par prélèvement dans l’urètre et de vaccinations. Il nous dit que tous les garçons auraient l’occasion de faire ceci l’après-midi. J’eus un frisson dans le dos, quelques mauvais moments à passer. Il répondit ensuite à diverses questions. Une fille demanda :

— Comment met-on un préservatif ?

— Très bonne question. On vous montrera sur un pénis en bois, à moins que…

Le médecin venait de réaliser qu’un des modèles était prêt à mettre un préservatif.