Charlène O


Vues: 484 Created: 2009.09.14 Mis à jour: 2009.09.14

La Directrice de L'Institut Ospif

Episode 39: "Porc-épic" (suite et fin)

Les filles, le ventre contre la table pour cacher le manège de leurs mains entre leurs cuisses, regardaient leur aînée. La petite pièce sentait la transpiration, le sexe et l'eau de toilette bon marché.

Iris respirait lourdement. Elle devait terminer la cérémonie en beauté.

"Agnès, assieds-toi sur le visage de Julie. Oui, sans culotte!"

La jeune fille baissa rapidement son jeans, emportant le slip, puis tira sur les pans de son T-shirt, cachant sa nudité. Gaëlle glissa une chaise près de la tête de Julie et aida Agnès à enjamber le visage de l'adolescente, tournant le dos vers la table.

Julie, à moitié inconsciente, entendit un frôlement qui lui fit ouvrir les yeux. Elle vit une masse sombre recouverte de poils. Avant qu'elle ait pu se réaliser de quoi il s'agissait, l'entrejambe d'Agnès s'écrasa sur sa bouche.

L'odeur était forte: non seulement Agnès était excitée sexuellement, mais dans son jeans serré, elle avait fortement transpiré. Par réflexe Julie ouvrit la bouche pour respirer et rencontra une chose molle dont les poils la chatouillaient. Alors seulement elle se rendit compte que la fille était en train de s'asseoir sur son visage. Elle goutta le sexe salé et eut un haut-le-cœur. Agnès était trempée et brûlante.

Iris se pencha sur Julie. Les seins ressemblaient à des pelotes d'aiguilles, mais les bouts avaient été épargnés. Ils pointaient à travers le fin coton du soutien-gorge. Iris saisit délicatement le mamelon gauche, puis, sans hésiter, le transperça horizontalement. Puis elle fit la même chose avec le sein droit. Agnès crut qu'elle allait être désarçonnée, tant la réaction de Julie était vive. La douleur irradiait dans sa poitrine, gonflant ses seins, puis descendit entre ses jambes, comme si ses mamelons étaient reliés à son sexe par des fils invisibles. Julie sentit qu'un nouveau filet d'urine lui échappait. Son cri se perdit dans la chair intime d'Agnès qui était au bord de la jouissance.

De chaque côté des pointes une tache de sang s'élargit rapidement. Le soutien-gorge avait changé d'aspect: il n'était plus blanc, mais blanc avec des pois rouges.

Iris contemplait Julie qui se contorsionnait toujours sous la douleur. Elle attendit patiemment que l'adolescente ait récupéré, pour lui permettant de mieux sentir la suite de la cérémonie.

Quand Julie s'était en fin calmée, Iris se pencha vers la culotte trempée, elle aussi garnie d'une série de pois rouges, là où les aiguilles entraient dans la chair. L'odeur d'urine excita Julie et du bout des doigts elle tâta l'entrejambe mouillé. Sous cet attouchement Julie frissonna. Son corps se couvrit à nouveau de chair de poule. Elle n'entendait plus rien, les oreilles

bouchées par les cuisses d'Agnès. Elle se raidit, sachant que la douleur qu'elle avait subie jusqu'à présent n'était rien comparé à ce qu'elle allait vivre maintenant. Le sexe dégoulinant de bave d'Agnès l'empêcha de hurler de terreur.

Iris sentit le contour des grandes lèvres et les pinça à travers le tissu humide. Elle poussa sur le coton, faisant ressortir l'anatomie intime dans la culotte trempée. Puis, tenant la lèvre gauche solidement, elle planta son aiguille de haut en bas, cherchant son chemin dans la chair molle et la faisant ressortir près de l'ouverture du vagin.

La table craqua sous la réaction violente de Julie. Agnès, qui serrait les cuisses sur la tête de Julie, faillit jouir sur-le-champ. Toutes les filles avaient les mains sous la table et se caressaient sans se cacher, les yeux rivés à la culotte blanche.

Iris fit de même avec la lèvre droite. Elle sentit l'urine brûlante couler sur ses doigts. En transe, excitée comme elle ne l'avait encore jamais été, elle contemplait son travail. Elle avait proprement épinglé la culotte au sexe de l'adolescente !

Puis elle farfouilla entre les fesses de Julie, trouva le renflement rond de l'anus. Elle sembla hésiter, puis se décida : elle planta son aiguille lentement dans le muscle. Julie se contorsionna, secouant la tête comme une folle, ce qui fit jouir Agnès.

Iris n'osa pas pousser l'aiguille plus loin dans le muscle du sphincter, de peur de perforer l'intestin et de causer une péritonite.

Agnès, complètement sonnée après son orgasme, fut arrachée de la bouche de Julie par deux filles et aussitôt remplacée par Cathy, qui n'avait même pas pris la peine de se dévêtir: elle avait seulement enlevé son pantalon et sa culotte de sa jambe droite, laissant sa jambe gauche 'habillée'. Elle gémit de plaisir dès qu'elle sentit le visage de Julie contre son intimité. Elle se mit à se frotter contre la bouche et le nez, asphyxiant à moitié sa partenaire involontaire.

Julie osait à peine respirer. Chaque mouvement la faisait souffrir en tirant sur les muscles de son ventre, faisant bouger douloureusement les aiguilles dans ses seins et dans son sexe. Surtout celle dans son petit trou et les deux dernières, dans les lèvres, lui faisaient souffrir le martyre. Non seulement à cause de la déchirure causée dans ses chairs intimes, mais aussi à cause de l'endroit: elle n'aurait jamais cru qu'on pouvait torturer quelqu'un là, et de cette façon horrible. Ses fesses étaient ankylosées d'être couchée si longtemps sur le bois froid, mais elle était quand même consciente qu'elle avait fait pipi sous elle et que sa culotte était trempée. La voix d'Iris la fit sursauter:

"La dernière!"

Elle brandissait la dernière aiguille comme la Justice brandit le Glaive, et regarda autour d'elle. Toutes les filles la fixaient, sauf Florence, qui chevauchait le visage de Julie et tournait le dos à la table. Elle ne se rendait compte de rien, perdue dans les vapes jouissives.

Les filles avaient le regard brillant, fou même. Toutes se caressaient, ignorant toute pudeur. La lueur vacillante des bougies leur donna un air de fantômes. C'était irréel.

Iris s'agenouilla, le visage près du sexe de Julie. L'odeur, mélange d'urine, de sécrétions et de sueur aigre, était forte et l'enivrait. Le sang qui coulait des quatre petits trous se mélangeait à l'urine en un dessin surréaliste. Entre les quatre soleils rouges les ongles d'Iris avaient dessiné la vallée intime de Julie. Poussant du bout des doigts, elle força un peu de tissu dans l'ouverture du vagin, faisant ainsi ressortir les détails de l'anatomie, à travers le coton trempé. Elle griffa légèrement le renflement au milieu de la fente et sentit à la réaction de Julie qu'elle avait trouvé le bon endroit. Sous ses doigts le petit bouton de chair cherchait à s'échapper.

Malgré la douleur il était gonflé. Elle sentit glisser le prépuce et prit l'organe entre le pouce et l'index. Le ventre de Julie fut pris de convulsions, dans un effort incontrôlé pour rejeter cette main qui lui pinçait le clitoris.

Iris en avait la gorge sèche. En une fraction de seconde elle revécut la douleur intense qu'elle avait connue et serra les cuisses. Mordant sur sa lèvre pour ne pas crier, elle visa soigneusement, puis planta, d'une seule poussée, la tige de métal dans le bouton de chair gorgé de sang. Ce fut comme si elle avait branché Julie sur une ligne à haute tension. Son corps décolla

de la table, en arc de cercle, faisant grincer le vieux bois. Pendant de longues secondes elle restait comme cela, en l'air, comme prise dans une crampe de tétanos. D'une chiquenaude Iris fit vibrer l'aiguille fichée dans le clitoris, puis celle dans l'anus. Ce fut le signal : l'une après l'autres les filles se mirent à gémir, ne se retenant plus de jouir.

Enfin le corps de Julie retomba mollement, sans s'arrêter de trembler.

Dans un brouillard qui s'épaississait rapidement, Julie entendit quelqu'un dire "Eh, je crois qu'elle tombe dans les pommes!".

Puis un voile noir emporta sa douleur et elle perdit conscience.

Collection "Entre filles..."