Vues: 809 Created: 2019.06.16 Mis à jour: 2019.06.16

Deux cousins (extraits)

Visite médicale en groupe

Après le discours de bienvenue de Frau von Känel, nous avons eu la visite médicale. Tu dois en avoir assez pour ton compte, je te la raconte quand même, c’était plutôt drôle.

Nous étions cinq élèves (les autres l’avaient eue le matin), avec Franz, nous avons marché pendant un quart d’heure jusqu’à la maison du Dr. med. Müller (non, ce n’est pas celui de Tintin). Sa femme, qui est aussi son assistante, nous a fait passer à la salle d’attente, salle très grande, au moins dix chaises. Je crois qu’ici on ne prend pas de rendez-vous, on vient chez le médecin le matin et on y passe la journée. Il y avait encore un couple âgé, accompagné de leur chien, un saint-bernard (le médecin fait peut-être aussi le véto), et une jeune fille. Moi, ça ne me dérangeait pas trop la jeune fille, d’autres un peu plus, car la femme du médecin nous a dit, en faisant l’effort de parler le bon allemand :

— Je vous prie de vous déshabiller ici, ça ira plus vite vers le docteur.

Elle s’est tournée vers les autres patients et leur a demandé :

— J’espère que cela ne vous dérange pas ?

La femme a répondu en dialecte (Franz nous a traduit après) :

— Vous savez, moi j’ai eu trois fils et nous n’avons pas de salle de bain, ils se lavaient à la cuisine dans une bassine, alors j’ai vu leur zizis grossir. Je sais ce que c’est, ils étaient même plus gros que celui de mon mari, et il ne bande plus à son âge.

Le mari a soupiré et levé les yeux au ciel, implorait-il le bon Dieu afin qu’il lui redonne de la vigueur ou pour qu’il le débarrasse de sa femme ? La jeune fille a rougi et n’a rien dit.

Nous hésitions, nous avions peur de ne pas bien avoir compris, Franz nous a alors répété, en parlant très distinctement et lentement, que nous devions enlever nos habits et que nous passerions tous ensemble vers le médecin. Koen a montré l’exemple et nous l’avons imité. Hiroshi a demandé si on devait enlever nos slips. Franz a répondu que c’était mieux pas, à cause de la jeune fille, et qu’on pourrait les enlever vers le médecin. La dame a répété que cela ne la dérangeait pas, la jeune fille a murmuré, en rougissant toujours :

— Moi non plus, ça ne me dérange pas.

Nous les avons laissés et nous nous sommes assis. Nous avons attendu au moins une demi-heure, le temps que le monsieur se fasse tâter la prostate et que la jeune fille reçoive sa boîte de pilules (j’invente leurs soucis, j’espérais cependant que le médecin tâte nos prostates, je sais que ce n’est pas si désagréable que ça, et, surtout, ça m’aurait amusé de voir la réaction de mes camarades d’infortune dans cette situation qui devait être nouvelle pour eux).

Tu connais déjà Koen, je vais te présenter les autres. Il y a Giancarlo, un Italien noiraud, beau gosse, cheveux longs, avec un caleçon (dommage, on ne voit pas le contenu) ; il y a Hiroshi, un Japonais (c’est la première fois que je vois un Japonais nu, pas mal du tout, même si son slip n’a pas une grosse bosse) ; il y a Matthis, un Alsacien espiègle, et qui a, lui, son sous-vêtement bien rempli ; et enfin il y a Laurent, un Belge, cheveux châtains, avec quelques grains de beauté, je l’ai imaginé en Manneken-Pis, puis je me suis dit que ça n’allait pas car il bandait un peu. Il n’avait même pas l’air gêné.

La femme du médecin est enfin venue nous chercher. Comme tu l’imagines, Franz nous a suivis. Nous sommes entrés dans une première pièce où le médecin avait son bureau, puis nous sommes passés immédiatement dans une deuxième, celle où se déroulaient les examens et qui m’a rappelé vendredi dernier à la clinique. Surprise : la jeune fille était toujours là. La femme nous a fait aligner contre le mur et nous a dit que Herr Doktor avait eu beaucoup de travail, qu’il buvait un ''Kafi fertig'' et qu’il fumait un cigarillo avant de s’occuper de nous et qu’il viendrait dans cinq minutes. Elle nous a aussi dit que la jeune fille voulait devenir infirmière scolaire et que cela l’intéressait de voir comment un examen se déroulait. J’ai pensé qu’elle voulait surtout voir des ados à poil, j’ai eu l’impression que c’était arrangé à l’avance et qu’elle n’était pas venue par hasard. La femme du médecin est ressortie.

Il y avait une table d’examen au milieu de la pièce. Franz était debout en face de nous, avec la fille à sa gauche. Il nous a dit d’enlever nos caleçons pour gagner du temps. C’est incroyable comme nous sommes obéissants, nous suivons ses ordres sans discuter. Est-ce sa forte carrure qui nous impressionne ou l’autorité qu’il représente en étant le fils de la directrice ? Hiroshi a voulu poser son slip sur une chaise, mais Franz lui a dit que l’assistante allait s’asseoir dessus, le Japonais tenait son sous-vêtement à la main, sans savoir qu’en faire. L’ancien lutteur a tendu la main et l’a pris. Machinalement, tout le monde lui a donné le sien et il s’est retrouvé avec les cinq sur les bras. Il les a posés sur le rebord d’une fenêtre, après les avoir soigneusement pliés, il me semble qu’il a aussi regardé s’ils étaient propres. La jeune fille nous examinait attentivement, ou plutôt elle matait nos zizis, en particulier celui de Laurent qui a mis ses mains devant pour le cacher. Franz lui a dit de laisser ses bras le long du corps, que c’était normal d’avoir une ''Latte''.

Nous avons attendu quelques minutes. Matthis, qui était à côté de moi, m’a chuchoté en français :

— Il bande bien, le petit Belge. Ce doit être pour cela que la gonzesse est là, pour qu’ils puissent voir si tout fonctionne.

Je n’ai pas osé lui dire que si je bandais ce ne serait pas à cause de la fille. J’ai répondu que je ne pensais pas que ce contrôle était prévu par la médecine scolaire. Franz est intervenu et nous a rappelé que l’on ne devait parler qu’allemand, il a demandé à Matthis de traduire ce qu’il venait de dire.

— Je ne connais bien pas les mots, a dit l’Alsacien en allemand, j’essaie : le ''Pimmel'' de Laurent est devenu très dur parce qu’il y a une ''Mädel'' dans la pièce.

On a tous ri, même Laurent. Matthis a ajouté :

— Je pense que c’est un test obligatoire pour les cinq, préparez-vous !

Les rires ont continué, nous ne pouvions plus nous arrêter. Le docteur est entré avec sa femme, il était dans la cinquantaine, déjà grisonnant, avait des lunettes à monture d’écailles.

— Ils sont bien gais cet après-midi, vous leur donnez quoi à boire à l’école ? a-t-il demandé.

Franz s’est excusé pour notre comportement inapproprié dû, semble-t-il, a la présence de la jeune fille. Elle a rougi et a aussi marmonné des excuses.

— Pas grave ! a dit le médecin, autant que cette corvée se déroule bien. J’aurais autre chose à faire que de tâter les couilles de vos élèves, mais enfin, la loi est la loi.

La femme du médecin avait des feuilles avec nos noms, elle a pris la première et a appelé Hiroshi. Le Japonais est allé se mettre devant le médecin et lui a fait une révérence assez marquée ; nous avons souri, je pense que cela signifiait : « Je ne suis qu’un misérable vermisseau et je vous prie humblement de m’excuser de vous obliger à examiner mon corps indigne ». Il n’est pas si indigne que ça, son corps, il est même mignon. Bon, sa queue n’est pas très longue, mais il a des grosses couilles et un belle touffe noire bien fournie. Disons que je l’aurais volontiers examinée. Le médecin a sorti un abaisse-langue de la poche de sa blouse et a inspecté la gorge du vermisseau en utilisant une lampe de poche. Je n’aime pas tellement et j’ai dégluti en imaginant que j’allais aussi y passer. Le docteur lui a ensuite tâté le cou, puis il l’a ausculté avec son stéthoscope. Nous ne disions plus rien, on sentait une certaine tension. Même la bite du Belge avait retrouvé sa taille virginale (c’est une façon de parler, je ne sais pas s’il est vierge et, s’il l’est encore, il ne va pas le rester longtemps, la jeune fille semblait fascinée).

Hiroshi a dû ensuite se coucher sur la table d’examens. Le docteur s’est placé du bon côté, pour ne pas nous cacher la vue, quelle délicatesse ! Il a demandé à la ''Mädel'' de se mettre à côté de lui, Franz s’est évidemment rapproché et s’est mis au pied de la table, il ne voulait pas rester en arrière. J’ai pensé que c’était une cérémonie sacrificielle : le médecin allait sortir un couteau de sa poche et extraire le cœur encore palpitant de la poitrine du Japonais ou le transformer en castrat. Je me suis dit que si je survivais à ceci, j’aurais accompli un grand pas vers le nirvana. Hiroshi restait zen face à l’adversité.

J’espère que je ne te lasse pas avec ma longue lettre, mais tu ne dois pas avoir beaucoup d’occupations dans ta clinique, à part te branler, à moins que ce soient les infirmières qui s’en chargent… À l’école, je ne sais pas si je devrai le faire moi-même, si un des autres élèves s’en chargera ou si c’est aussi dans les attributions de Franz. Tu imagines ? Un cours de branlette collective ? Je rêve…

J’arrête de rêver et je reprends mon récit. Le Japonais se faisait donc tripoter le zizi par le médecin et j’observais ses réactions : sa peau avait-elle frissonné, allait-il bander ? Je vois les choses différemment depuis quelques jours, depuis que tu es arrivé. Tu as été le révélateur de mon homosexualité, même si tu ne l’es pas, et je considère maintenant chacun de ces garçons comme un amant potentiel. Je pourrais être déçu.

Hiroshi n’a pas bandé. Le médecin l’a fait ensuite se lever, marcher quelques pas, toucher ses orteils avec les mains, et il en a profité pour lui écarter les fesses. Il n’a pas mis son doigt à l’intérieur, dommage. C’était fini, le Japonais a voulu récupérer son slip, mais Franz lui a dit qu’il n’avait qu’à rester à poil jusqu’à ce que nous ayons terminé. Désire-t-il nous humilier afin de nous faire comprendre qui est le chef ? La directrice a dit qu’elle ne tolérerait pas les bizutages, alors que c’est exactement ce nous étions en train de subir, avec la complicité du médecin, il aurait pu aussi nous examiner séparément.

C’était au suivant de passer et un petit moment de tension : Matthis a été appelé. L’examen s’est déroulé de la même manière. Il me semble qu’il bandait un peu, mais comme elle est déjà grosse au repos, je n’en étais pas sûr. Ce qui était sûr, c’est que moi je commençais à bander. Koen jetait des regards appuyés sur mon entrejambe, tout comme Franz et la pucelle (je ne sais pas si elle l’était vraiment, tu penses bien que ce n’est pas moi qui la déflorerai).

Koen a été le troisième. Aussi zen que Hiroshi. J’ai remarqué qu’il n’avait pas la peau blanche au niveau du bassin, malgré son bronzage. Aussi un adepte du naturisme. Je bandais de plus en plus.

Il ne restait que Laurent et moi. Mon cœur battait trop fort, le médecin allait me faire une remarque. Laurent ! Le médecin a eu une discussion en dialecte avec la jeune fille, je n’ai pas compris, mais j’ai deviné lorsqu’elle s’est approché du pénis du Belge et qu’elle l’a touché. J’avais peur qu’il éjacule tellement sa queue était raide, ce doit être un hétéro à 110%. Elle lui a tâté les couilles très longtemps. Petit changement de programme, Laurent est resté sur la table d’examens et a dû se mettre à quatre pattes. Le médecin a donné des gants à la fille et lui a expliqué comment on examine une prostate (tu dois savoir comment on fait, tu auras passé vers le Dr Tissot quand tu liras ma lettre). La femme du médecin a eu pitié de Laurent, elle lui a chuchoté quelque chose à l’oreille et il est sorti pour aller se soulager aux toilettes. Cela n’a pas plu à Franz qui a fait une remarque, le docteur a répondu que c’était pour éviter des douleurs dans les testicules.

Koen a alors raconté qu’il voulait devenir médecin et qu’il aimerait également faire un essai de « toucher rectal ». Il a utilisé cette expression médicale et ça a dû impressionner le médecin qui s’est empressé d’accéder à sa demande et lui a aussi proposé d’examiner les organes génitaux-urinaires. Si tu as bien compté, il n’en restait plus qu’un qui n’avait pas encore été examiné et c’était moi. Koen me regardait avec un air narquois. Heureusement qu’il n’y avait pas de scalpel qui traînait, sinon je l’aurais châtré sur-le-champ et sans anesthésie.

Bizarrement, j’ai débandé quand mon compagnon de chambre m’a tâté la prostate, même s’il a laissé son doigt longtemps à l’intérieur. Il me semble que j’ai eu un orgasme, différent que lorsque j’éjacule. J’étais très embarrassé par les fluides qui coulaient de mon méat, la femme du médecin m’a tendu un papier pour m’essuyer.

Nous avons récupéré nos slips et nous sommes passés à la salle d’attente pour nous rhabiller. En retournant à l’école, j’ai interpellé Koen :

— Tu as dû prendre ton pied en me mettant ton doigt dans le cul !

Il a répondu :

— Prendre mon pied ? Pourquoi ? Je désire vraiment devenir médecin. Tu as eu du plaisir, toi ?

J’ai préféré ne pas répondre, je ne le connais pas encore assez pour le juger, je lui laisse le bénéfice du doute pour le moment, il ne pert rien pour attendre !