Skylane


Vues: 527 Created: 2007.12.05 Mis à jour: 2018.12.07

Elodie

Elodie Ch. 7

Dès que Julie sort de la chambre, Elodie enlève lentement ses vêtements puis se glisse dans son pantalon de pyjama gris. Il n’est pas si large que ça et ne masque pas complètement ses formes. Le tissu est assez fin. Dessous on devine facilement la présence de ses jolies fesses. Elle enfile un débardeur blanc bien confortable. Puis, résignée, elle fouille dans son sac pour attraper la couche qu’elle a cachée sous ses autres affaires. Elle jette un regard vers la porte pour vérifier que Julie n’est pas revenue. Elle la sort du sac et la dissimule tant bien que mal sous son haut, contre son ventre. Même si Julie est au courant elle ne veut pas lui montrer. C’est trop personnel. Et ce n’est pas la peine non plus que les autres membres de la famille ne la surprennent avec ça au moment où elle va aux toilettes pour la mettre. Elle court s’y enfermer. Assise sur la cuvette des toilettes pour faire ses besoins elle commence à déplier la couche. Elle a légèrement la tête qui tourne à cause de l’alcool et se perd dans ses pensées.

"Quelle galère ce truc ! Rien qu’en la dépliant elle fait déjà du bruit. Pourvu que personne ne m’entende pendant que je lutte pour mettre correctement ma couche".

Debout, le pantalon baissé, elle essaye désespérément d’ajuster correctement sa couche. Mais debout et sans expérience, elle n’y arrive pas. Elle n’a même pas encore essayé de scotcher les adhésifs. Elle ne sait pas si on peut faire plusieurs essais. Les adhésifs tiennent-ils encore après les avoir décollés et ensuite recollés pour les repositionner ? Vu qu’elle n’a emporté qu’une seule couche elle préfère être prudente. La fois précédente elle s’était instinctivement allongée sur son lit pour se changer. Et c’était nettement moins difficile ainsi. Elle commence à s’énerver et à pester tout bas. "Merde c’est pas possible ! Comment je vais faire pour attacher ce truc ? Il faut trois bras ou quoi ? Si je mets la protection comme ça elle sera mal mise et elle va fuir si je fais pipi. Dans ce cas autant que je ne me ridiculise pas à la mettre. Le seul moyen qu’elle soit bien mise c’est que je m’allonge comme la dernière fois".

Fébrilement elle replie sommairement la Tena Slip pour la dissimuler derrière son dos. Elle se précipite vers la salle de bain où elle espère pouvoir se changer au sol. Mais lorsqu’elle aperçoit l’état du carrelage elle sent l’affolement la gagner. Impossible de s’allonger ici avec toutes ces flaques d’eau ! En effet le père de Julie, rentré peu de temps avant les filles, n’a pas été très soigneux en prenant sa douche. En général il ne prend même pas le temps de tirer le rideau de douche. Des larmes commencent à rouler le long des joues d’Elodie. La panique l’envahit et elle ne parvient plus à réfléchir à une solution. Elle reste un moment à sangloter. "Pas moyen que je mette ma couche ici non plus ! C’est trop crade par terre. J’abandonne ! De toute façon j’ai pas envie de dormir avec ça. À 20 ans, quelle honte… Mais je ne peux pas non plus passer la nuit dans le lit de Julie sans protection. Et même si j’essaye de passer la nuit sans dormir, je risque la catastrophe. A tous les coups je vais m’endormir quand même et tremper son lit. Et elle ne comprendrait pas que je mouille ses draps alors que j’ai une couche dans mon sac que je n’ai pas voulu mettre. Ça serait quoi l’excuse ? Désolée Julie, j’ai sali ton lit parce que j’ai pas réussi à mettre ma couche… J’aurais l’air encore plus ridicule. Bon il ne me reste plus qu’à retourner dans la chambre. Pour mettre ma couche sur le lit. Je me demande bien ce que Julie va penser de moi. Elle me réconforte toujours mais elle doit me prendre pour une folle. Une espèce de tarée qui pisse au lit et qui doit encore porter des couches… Si ça se trouve elle est sympa avec moi uniquement parce que je lui fais pitié " !

Dans la chambre, sous sa couette, Julie commence à s’impatienter. Elle est heureuse pour Elodie. Les choses se sont bien passées avec Edouard. C’est exactement ce qu’il lui fallait. Ça va lui faire du bien et lui redonner confiance en elle. La porte s’ouvre à ce moment. Elodie a les mains dans le dos comme pour cacher quelque chose. Julie ne se rend pas immédiatement compte du désarroi de sa copine.

- Alors ma chérie t’en a mis tu temps ! T’es enfin prête à me rejoindre ? Quoi, pourquoi tu pleures ? Qu’est-ce qui ce passe ?

- Je ne suis pas encore prête à aller me coucher. - Et bah c’est pas grave. On n’est pas pressées. Quel est le problème ? T’as besoin de quelque chose ?

- Euh… oui.

- Vas-y. Dis moi ce que je peux faire pour t’aider ? Je suis certaine que ce n’est pas si grave. - Je ne peux pas le faire debout. J’aimerais utiliser ton lit pour m’allonger. - De quoi, je ne comprends pas ce que tu racontes. T’as trop bu ou quoi ?

- Ben euh… je dois m’allonger. Pour réussir à mettre correctement ce dont j’ai besoin pour dormir.

- à je vois. Pour… Je suis vraiment désolée. Je pensais que tu pouvais juste l’enfiler discrètement dans les toilettes. - Non je ne peux pas. C’est stupide mais je n’y arrive pas debout. - Désolée d’être indiscrète mais tu n’utilises pas des sortes de pull-up comme on mettait à ma petite sœur ? - Eh… Non. Il y a des autocollants pour l’attacher. Alors je dois m’allonger pour les fixer et mettre bien en place la protection. Sinon elle serait trop mal mise. Je t’assure que c’est pas si facile de le faire toute seule correctement. En plus j’ai pas encore trop l’habitude… - Je comprends. J’aurais du y penser plus tôt et te laisser plus longtemps toute seule dans la chambre. Pour que tu puisses mettre ton pyjama et le reste. Ne te mets pas dans cet état pour ça s’il te plaît. C’est rien. Je vais te laisser seule un moment dans ma chambre. Comme ça le problème est résolu. Tu pourras te préparer tranquillement sur mon lit. - Merci. J’aurais du te le demander tout de suite mais j’ai pas réalisé immédiatement que j’ai besoin d’être allongée pour le faire. Je suis désolée, d’habitude une soirée normale ne se termine pas comme ça. J’espère que tu ne me prends pas trop pour une dingue à cause de tout ça ? - Mais non ma chérie je ne te prends pas pour une dingue. Tu sais que t’es géniale. Ton petit problème ne change rien. Je te le répète, ne sois pas gênée pour ça. Maintenant je t’attends dans le salon. N’hésites pas à me dire si tu as encore besoin de quoi que ce soit. Et viens me chercher dès que t’es prêtes.

Allongée sur le lit, sans son pantalon, elle glisse la couche sous ses fesses. Cette fois elle réussit à bien l’ajuster. Après avoir collé les adhésifs elle se lève et marche quelques pas pour vérifier que la protection est confortablement mise. Lorsqu’elle marche elle déteste sentir cette épaisseur qu’elle a entre les jambes. Elle termine par s’assurer que les barrières anti-fuites sont bien positionnées. Des fuites dans le lit de Julie seraient particulièrement mal venues. Surtout pour un premier essai chez elle. Elle termine par remettre son pantalon.

Enervée et gênée elle s’est changée mécaniquement en essayant de ne pas y penser. D’une manière résignée elle vérifie que le débardeur recouvre bien le haut de sa couche et elle part chercher Julie dans le salon. Elle ne prend pas la peine de s’observer dans la glace pour voir à quel point elle a l’air ridicule. Elle fait aussi abstraction du bruissement de plastique qu’elle fait en marchant. La soirée l’a trop épuisée nerveusement pour qu’elle se préoccupe encore de s’embarrasser devant Julie.

Assise sur un canapé du salon Julie regarde la télévision en attendant. Lorsqu’elle a proposé à Elodie de dormir ici elle ne pensait que les choses seraient aussi compliquées. Elle imaginait qu’Elodie allait juste enfiler sa couche discrètement et qu’elles n’auraient pas à en parler. Elle aurait préféré faire semblant de ne rien voir. Pour pouvoir passer une soirée normale plutôt que de devoir réconforter son amie en larmes. Au moins ça a aurait été plus simple. Mais dormir à l’extérieur avec son handicap est une première pour Elodie. En plus elle lui a un peu forcé la main, alors elle se sent un peu responsable. Elle doit tout faire pour rassurer son amie, pour lui rendre les choses les plus faciles possible.

L’arrivée d’Elodie la tire de ses pensées. Elle arrive avec une démarche étrange, assez lente avec la tête baissée.

- Voilà Julie, j’ai fini. Tu peux revenir.

- Ok parfait, j’arrive Elo. Je dois d’abord éteindre la télé.

Mal à l’aise Elodie ne l’attend pas et retourne vite se cacher sous la couette. Julie ne peut réprimer un léger sourire en la voyant. Heureusement qu’Elodie ne le voit pas puisqu’elle est repartie trop vite. Mais Julie est amusée malgré elle lorsqu'elle aperçoit les grosses fesses qu’a Elodie à cause de la couche. Et impossible de ne pas remarquer le bruit caractéristique qu’elle fait quand elle marche.

Elo n’a pas fait les choses à moitié ! Quand elle m’a parlé de couche j’imaginais une sorte de pull-up comme mettent les grands enfants qui pissent encore au lit. Ils font la pub à la télé pour ce genre de trucs. Mais là apparemment c’est comme une vraie couche de bébé. Ou plutôt pour les vieux grabataires. Maintenant je comprends mieux pourquoi elle est si gênée. Au moins, avec ça, elle ne risque pas de salir mon lit. Tant mieux !

Elles sont maintenant toutes les deux dans le lit. L’ambiance est plutôt curieuse au début. Personne ne parle. Elodie n’ose pas bouger pour ne pas faire de bruit avec sa couche. Julie ne sait pas trop quoi dire pour dissiper le malaise qui règne. Au bout d’un moment elle prend une initiative. Elle s’approche d’Elodie et place sa tête contre l’épaule de son amie. Puis elle passe doucement son bras sur le ventre d’Elodie qui ne réagit pas.

- Je sais que tu traverses une période très difficile depuis un an. Je suis vraiment triste pour toi et j’aurais aimé pouvoir en faire plus pour t’aider. Mais je ne savais pas exactement quoi. J’ai aussi l’impression que les ennuis que tu as parfois la nuit nous ont éloignées. Je suis désolée d’en reparler. Mais je t’assure que tu restes la super Elodie que j’adore. - Merci, c’est trop gentil. Ton soutien m’a beaucoup apporté. Je crois que je commence à me remettre. Je voulais rester aussi proche de toi qu’avant. Mais c’était impossible de passer les mêmes moments qu’avant où on restait dormir ensemble. Maintenant j’espère qu’avec ces protections ma vie sera plus facile. Même si c’est pas une véritable solution. Je déteste mettre ces trucs et j’ai peur de devoir le faire encore longtemps. Alors que tu m’invites quand même et que tu ne te moques pas de moi me rassure énormément.

- Ça ne pose aucun problème pour moi. C’est comme si tu devais porter des lunettes. On a tous nos petits défauts. Moi par exemple je ronfle souvent. Surtout après une soirée bien arrosée comme aujourd’hui. Tu ne te moqueras pas de moi j’espère ?

- On verra ça ma grande. Peut-être que je vais t’enregistrer et le faire écouter à tes futurs petits copains ?

- Si tu fais ça t’es morte Elodie. »

Alors que l’atmosphère est détendue elles continuent à discuter un court moment avant de s’endormir vers 2 h. du matin. Les émotions de la journée et l’alcool ont lessivé les deux jeunes filles. Elodie s’endort avec l’espoir de ne pas faire pipi au lit cette nuit. Elle veut montrer à Julie qu’elle en est capable, qu’elle ne se mouille pas toutes les nuits. En plus si ça se passe bien la première nuit elle aura moins d’appréhensions les fois prochaines.

Lorsqu’il s’endort Edouard repense encore à la soirée. Il est content de la manière dont les choses ont tourné avec Elodie. Il l’a trouvée sublime ce soir. Elle est exactement son type de fille. Par contre il a la sensation qu’elle a quelque chose d’étrange. A la fac il l’a trouvée légèrement timide et réservée. Mais ils ont quand même réussi à bien parler. À la cafétéria de la fac elle lui a même parlé de sa famille et de la mort de son père. Ça doit être le signe qu’elle lui fait confiance et que les choses vont bien se passer entre eux. Et puis elle n’est pas si coincée que ça. C’est elle qui a commencé à l’embrasser. Et ce n’était pas désagréable du tout… L’autre chose un peu bizarre que j’ai remarqué c’est la manière dont Julie est hyper protectrice avec Elodie. Par exemple au moment de sortir de la voiture quand je les ai raccompagnées. Depuis quand doit-on demander l’autorisation à la meilleur copine pour sortir avec une fille ? Je me demande si ça ne cache pas quelque chose ?

Avant que le réveil ne sonne Julie se réveille. Elle soupire en voyant l’heure sur le radio réveil qui brille dans le noir. Il n’est que 6h30 du matin et elle doit se lever pour aller aux toilettes. Aucune chance qu’elle puisse se rendormir sans y aller. Difficile de passer une bonne nuit de sommeil quand on a trop picolé ! Elle sort discrètement de la chambre pour ne pas réveiller Elodie. Au passage elle s’arrête dans la salle de bain pour boire un peu et avaler un cachet d’aspirine. Un léger mal de crâne commence à s’installer, alors la matinée s’annonce difficile. Lorsqu’elle entre à nouveau dans sa chambre Elodie dort toujours. Comme Julie elle dort sur le côté. Pas moyen de réussir à s’endormir allongée sur le dos ou même sur le ventre. La position dépend certainement des habitudes de chacun.

Elodie respire bruyamment mais sans ronfler. Ses longs cheveux blonds, détachés, recouvrent une partie de son visage. Son sommeil semble profond puisque le retour de Julie dans le lit ne la perturbe absolument pas. Pourtant Julie a fait du bruit lorsqu’elle a trébuché sur quelque chose qui traîne sur le sol. Ses yeux n’étaient plus habitués à l’obscurité. Lorsque Julie soulève la couette pour s’installer à nouveau dans le lit elle remarque une odeur pas très forte mais assez désagréable. Ça pue un peu, c’est quoi cette odeur ? Je n’ai pas dû la remarquer en me levant parce que j’y étais habituée après avoir dormi dans la pièce. Ça doit être Elodie qui a mouillé sa couche. Ça sent un peu la pisse. C’est dégueu, j’espère que les draps et le matelas ne sont pas tâchés. Je ne voulais pas la gêner mais j’aurais du mettre une alèse. D’ailleurs je crois que même si sa couche ne fuit pas je changerai les draps quand même. On verra bien si l’odeur reste. Mais il n’y a pas de raison. D’ailleurs maintenant que j’ai rabattu la couette je ne sens plus rien. Il faut que je me dise qu’Elodie, malgré son problème, n’est pas plus crade que ma petite sœur Mathilde. Et je n’ai jamais été dégoûtée par Mathilde et ses couches ou ses pull-ups au réveil. Même quand on dormait ensemble. Il n’y a rien de sale puisque la couche absorbe tout. Non ?

Bon c’est sûr Elodie n’a pas le même âge… La pauvre, je n’aimerais pas être à sa place quand elle va se réveiller. Elle sera déçue car elle aurait vraiment aimé ne pas avoir d’accident cette nuit. Dommage.

Le lendemain matin, Muriel la mère d’Elodie, reçoit un appel de son amie Sarah qui possède le chalet à la montagne. Elle demande à Muriel si elle peut faire le voyage dans leur voiture avec Elodie et Thomas. - Le reste de ma famille pourrait partir dès vendredi matin mais comme je travaille, je serai bloquée jusqu’à 17h30. Je sais que vous partez le soir. Alors j’aimerais savoir si tu as une place pour moi dans ta voiture ?

- Bien sûr nous ne sommes que trois. Alors pas de problème.

- Merci beaucoup. Et ne t’inquiètes pas pour les bagages. Je ne vais pas encombrer ton coffre. Mon mari prendra ma valise et je ne prendrai que le minimum.

- Je passe te chercher à 18h30. On avait prévu de dormir sur la route pour que je puisse me reposer vu qu’Elodie ne conduit pas mais si t’es là tu pourras me relayer au volant et on n’aura pas besoin de s’arrêter pour dormir.

- Ok pour 18h30. Et oui je prendrai le volant si tu veux. Mon mari va être content de pouvoir partir plus tôt et éviter les bouchons. Et moi je pourrai apprendre à connaître tes enfants pendant le trajet. - Au fait Sarah, je dois encore te prévenir qu’il y a un problème avec Elodie. J’espère éviter quelques difficultés en t’en parlant avant. C’est assez délicat d’en parler puisqu’elle ne le vit pas très bien. - Rien de grave j’espère ?

- Rien de dramatique mais bien gênant et embarrassant. Elle mouille à nouveau son lit. Alors qu’elle n’était plus énurétique depuis l’âge de 10 ans à peu près.

- Ok ça ne doit pas être facile à vivre. C’est du à quoi ? C’est plutôt un problème mental ou physique ?

- Plutôt psychologique. Elle a recommencé à avoir des accidents après la mort de son père. Et ça dure depuis plus d’un an maintenant.

- Désolée. Je suppose qu’il y a une solution pour la guérir. - Pas vraiment. On essayé un médicament, le Minirin. C’était plutôt efficace mais pas du tout infaillible. Et après deux cures de trois mois les accidents ont recommencé à la même fréquence qu’avant. Les médecins n’ont malheureusement pas voulu prolonger le traitement et ont décidé de continuer uniquement le soutien psychologique. Plutôt que les symptômes, ils disent traiter la cause. Alors maintenant la pauvre se retrouve très souvent dans un lit trempé. Mais pour dormir chez toi on a pris nos dispositions pour pas qu’elle ne salisse ta literie.

- Effectivement ça ne doit pas être facile à vivre. Surtout à son âge.

- Oui alors j’aimerai que tu sois discrète à ce sujet. Et comme elle va dormir dans la chambre de ta fille il faudrait que tu la mettes au courant. Les médecins déconseillent fortement les couches mais c’est la seule solution qu’on ait trouvé pour venir chez toi. Alors ça serait sympa si tu pouvais expliquer le problème à ta fille et lui demander de ne pas faire de remarques désobligeantes à Elodie. Surtout qu’on ne peut pas dire qu’elle soit ravie de devoir porter ce genre de chose.

- Tu peux compter sur moi. Pas d’inquiétude, ma fille a passé l’âge des moqueries de gamins. Et je n’en parlerai à personne d’autre. Ils n’ont pas besoin de savoir. Désolée mais le chalet n’est pas assez grand pour que je puisse lui proposer une chambre où elle sera seule. Autrement elle aurait pu dormir avec toi dans le petit canapé lit du salon mais je ne pense pas qu’elle y aurait plus d’intimité. - Non merci ce n’est pas la peine. Ça serait plus compliqué et tout le monde risquerait de se rendre compte de son problème. En tout cas je suis contente d’avoir réussi à t’en parler. Le sujet est difficile à aborder. Maintenant c’est réglé alors à demain soir. Bisous.