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Vues: 972 Created: 2014.04.29 Mis à jour: 2014.04.29

Ma deuxième copine, une révélation ?

Chapitre 2

Ce premier pôt avec Maria m’a laissé un souvenir extraordinaire.

Nous nous installâmes dans un coin discret d’un de ces nombreux cafés autour de la Sorbonne, remplis d’étudiants et de quelques touristes.

Maria avait noté mes origines suédoises;.Je lui expliquai que mon père était venu en France pour ses études et qu’il avait rencontré ma mère. Maria me fit part de sa fascination pour les pays nordiques, même si elle était bien une Française de pure souche, de petite noblesse normande. Elle était persuadée qu’elle devait avoir quelques vikings parmi ses ancêtres, non officiels, dont les traits ressortaient de temps à autre, au fil des générations. Plus je regardais (contemplais) Maria, plus je lui trouvais l’air scandinave.

Au cours de ce premier entretien, Maria ma donna un faible aperçu de sa connaissance encyclopédique des pays nordiques. Elle en savait beaucoup plus que moi, qui croyais connaitre le sujet, sur la vie politique et économique des cinq pays nordiques. Elle avait appris le Suédois, le Danois et le Norvégien, se réservait le Finnois pour plus tard, et avait décidé de se mettre à l’Islandais, savourant par avance la délectation de pouvoir lire les Sagas dans le texte. Elle connaissait également beaucoup mieux que moi la littérature et le cinéma de ces pays, qu’elle pratiquait bien sûr dans leur langue originale.

J’étais absolument subjugué par cette fille, qui du point de vue culturel m’écrasait complètement. Si elle s’était en quelque sorte spécialisée sur les Pays nordiques, elle en savait également beaucoup plus que moi sur à peu prés tous les sujets non scientifiques. Je découvris un peu plus tard qu’elle était une lectrice compulsive, ayant toujours deux ou trois livres en route. Elle me battait aussi largement en ce qui concernaient la peinture et la musique, ayant suivi quelques cours en dilettante à l’Ecole du Louvre;

Bref, je me sentais un peu bête à coté d’elle et je me demandais quel plaisir elle pouvait trouver à ma compagnie, puisque j’étais tellement nul par rapport à elle.

Elle sembla portant m’apprécier dès ce premier pôt. Elle me proposa de renouveler l’expérience la semaine suivante à l’occasion du prochain cours d’Islandais. Et cette semaine suivante, lorsque j’arrivais dans la salle prévue pour le cours, je découvris qu’elle m’avait gardé une place à côté d’elle. J’étais bien sûr aux anges, même si je me considérais toujours comme liée à Christine, qui, pendant ce temps, s’envoyait en l’air avec tout le monde à Dublin.

Ces séances au café avec Maria devinrent rapidement une habitude. Elles se prolongèrent pendant les trois ans de notre cycle d’apprentissage de l’Islandais. Un professeur cacochyme de l’Université de Reykjavik fit le voyage pour nous remettre nos diplômes Au moment où Christine rencontra par hasard Maria, trois ans après le début de notre liaison, Maria et moi avions décidé de continuer à nous voir, malgré la fin de nos cours, au moins une fois par semaine, et même éventuellement de "faire des choses" ensemble, voir des musées, des expos, écouter des concerts,aller au restaurant. Notre parfaite complicité se poursuivait et j’essayais de me persuader qu’elle n’avait rien d’ambigüe, rien de sexuel ou de sensuel, même si la compagnie de Christine me devenait de plus en plus pesante, peut-être justement parce que j’apprenais tellement plus auprès de Maria.

Dès nos premières rencontres, j’avais parlé à Maria de Christine, la présentant comme ma fiancée. Pour sa part, Maria, avec son air évanescent me paraissait éloignée de toute idée de sexualité, un pur esprit. Lors d'une rare allusion au sujet, elle m'avoua qu'elle avait eu "quelques mecs, pas intéressants, juste des queues". La grossièreté de son langage, ce jour là, qui tranchait tellement avec sa classe et sa distinction naturelle, me choqua profondément, puis j'oubliais cette sortie.

Je dois cependant avouer que, malgré mon amour pour Christine, Maria devint un de mes objets de fantasmes. Quand je me masturbais, seul dans ma chambre, l’image de Maria se substituait souvent à celle de Christine, à mon corps défendant. ( c’est vraiment le cas de le dire ! ) Pourtant, Maria était toujours habillée de telle manière que, en trois ans, je n’ai jamais vu ni ses jambes, ni ses seins. Elle était toujours en jean et portait, l'hiver, des cols roulés, et l'été, des chemisiers boutonnés jusqu’au cou qui ne laissaient deviner que les pointes de sa poitrine menue. Ses jeans serrés révélaient de petites fesses plates et osseuses, qui m'excitaient de manière un peu perverse, habitué que j'étais aux globes ronds et charnus du cul un peu large de"ma" Christine.

Nous en étions là de ce curieux ménage virtuel à trois lorsque Christine rencontra fortuitement Maria, puis m’intima l’ordre de la « baiser ». Trois mois après notre discussion à Roissy , je remuais encore le problème dans ma tête, avec l’impression que, quoi que je fasse, je les tromperai toutes les deux et me mettrais dans une situation impossible.….

Nous étions à la mi-décembre. Christine rentrerait de Californie pour Noël dans une semaine. Il fallait que je fasse quelque chose. Je ne savais plus si je voulais poursuivre ma relation avec Christine que je supportais de plus en plus mal ou si je voulais la larguer et vivre une véritable aventure sexuelle avec Maria. Et comment allait m'accueillir Maria si je lui proposait de faire l'amour ? Est-ce-que je n'allais pas tout gâcher? Ne valait-il pas mieux préserver cette belle amitié? Après tout il n'y a pas que le sexe dans la vie. Mes dernières années m'avaient appris que c'était tout de même important et cela, je le devais à Christine. Même si je ne pouvais plus la supporter dans la vie de touts les jours, je lui restais malgré tout reconnaissant de m'avoir tout appris dans ce domaine....

C'était un samedi après-midi. Nous avions été déjeuner dans un restaurant suédois de Paris ( si, si, ça existe...ou du moins, çà existait à l'époque ). Nous n'avions pas d'obligation, ni elle, ni moi, jusqu'au lundi matin. Mes parents étaient partis pour le week-end et Maria habitait depuis deux ans dans un petit deux-pièces près de la Porte Maillot. Nous jouissions de cette liberté qui existait avant que les portables n'envahissent nos vies. Curieusement, Maria me proposa de lui tenir compagnie cet après-midi chez elle. Elle disait se sentir seule, déprimée par le manque de lumière de la saison. Elle voulait lire avec moi des sagas islandaises, que nous avions découvertes ensemble l'année dernière avec enthousiasme. Avait-elle une idée derrière la tête cet après-midi d'hiver ? Je ne le saurai jamais. Moi, je cherchais une occasion depuis plusieurs mois et je me dis que je l'avais trouvée, que je devais avoir le courage d'en profiter.

Nous restâmes tous les deux silencieux pendant le trajet en métro, puis à pied jusqu'à son appartement. Son deux-pièces était au septième sans ascenseur, et y parvenir constituait une épreuve pour les deux ennemis du sport que nous étions. Maria avait le souffle encore plus court que moi en atteignant son nirvana. Il faut dire, et c'est le seul défaut que je lui connaissais, qu'elle fumait comme un pompier. Je connaissais déjà son appartement que je trouvais très cosy et je fantasmais sur la vie que nous pourrions y vivre. Nous nous installâmes dans le salon, meublé de bric et de broc, mais avec un goût certain. Maria me laissa le fauteuil massif, mais confortable, et alla à la cuisine nous faire du thé. "on ne peut pas boire que du Coca", me dit-elle en me versant une tasse. Tout en sirotant le breuvage ambré, j'hésitais encore. Je me souviens que je me suis fixé une dernière limite; J'avais décidé que je lui parlerai quand j'aurai terminé ma tasse.

"Tu veux encore du thé ? ", me demanda Maria,assise sur le canapé en face du fauteuil, quand elle me vit lever ma tête et la fixer. Je restais silencieux, incapable d'articuler un mot. Maria me regardait avec étonnement, ne pouvant deviner la tempête qui se déchaînait sous mon crâne. "Tu es sûr que çà va ? ", me demanda-t-elle en me fixant, de plus en plus surprise, commençant à s'inquièter. Tout-à-coup, je rassemblai assez de force pour lui parler, pour lui faire, d'une voix blanche, cet aveu que je n'osai formuler depuis des mois.

"Maria, je voudrais faire l'amour avec toi"

La réunion immédiate de Maria fut négative, violente. Son visage traduisit son étonnement, sa sidération, sa brusque hostilité à mon égard.

« Mais on ne dit pas des choses comme çà. Tu es fou ! »

Je me dis que je venais de faire la gaffe du siécle, de ruiner toutes mes chances.

Elle sembla hésiter un instant, puis reprit: « Tu sais, je suis un peu, un peu beaucoup comme on dit, choquée par ce que tu viens de dire. Faire l’amour, pour moi, cela doit venir au terme d’un processus assez long. D’abord, on a des gestes de tendresse, se prendre la main, se caresser le visage, des choses comme ça…Je crois pas qu’on en ai eu tellement tous les deux,… puis on s’embrasse, de vrais baisers,…Est-ce-que tu m’a embrassée une seule fois ?…

Elle s’interrompît. Elle me regardait d’un air sévère. Un ange passa.

J’essayais de me justifier: « Tu sais, depuis trois ans que l’on se connait, je vis comme dans un rêve. Je me sens si bien avec toi. J’ai eu l’impression que tu ressentais la même chose. Je me suis dit que si on faisait l’amour, ce serait encore plus merveilleux…Pardonne-moi si j’ai été maladroit…. »

Elle reprît la parole: « Et ta copine, ta fiancée, dans tout çà ? Je croyais que c’était le grand amour… »

Je répondîs: « Tu sais, je la supporte de moins en moins. Elle n’a aucune culture et ne fait aucun effort pour s’améliorer. Elle ne s’intéresse à rien. Elle est tellement nulle par rapport à toi dans tous les domaines…. »

Sur un ton redevenu plus amical, elle m’interrogea: « Excuse-moi d’être indiscrète, mais au lit, ça se passe comment avec elle ? »

Je fus obligée de reconnaître: « Plutôt bien ». J’ajoutais avec franchise: « Mais, c’est la seule fille avec qui j’ai couché »

Je poursuivis: « Mais, tu sais, depuis le début, elle aurait voulu que nous soyons un couple moderne, à la « Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir » que nous ayons chacun des aventures de notre côté que nous nous raconterions, et depuis que je la connais, elle ne s’est pas privée pour s’envoyer en l’air avec tout ce qui a une queue ( je réalisai tout-à-coup que je devenais vulgaire et m’en excusais auprès de Maria, qui ne m’en tint pas rigueur et sourît malicieusement). Et depuis ces trois ans, elle me harcèle pour que je fasse comme elle et couche avec d’autres filles et que je lui raconte. Moi, le principe me choque un peu et je lui suis resté fidèle,...jusqu‘à aujourd‘hui si l'on peut dire….

Maria reprit: « J’espère seulement que je ne suis pas l’objet d’une espèce de pari à la con, entre vous, style « les Liaisons dangereuses ».

Je mentis et la rassurais : « Bien sûr que non » et j’ajoutais perfidement: « D’ailleurs, je suis presque sûr qu’elle n’a pas lu « les Liaisons dangereuses »

Maria eut un sourire ambigu, puis nettement plus accrocheur, et me dit: « Bien, je crois qu’il faut d'abord qu’on parle un peu ».

Maria se lança alors dans un monologue que je pense que je suis encore capable de restituer mot pour mot aujourd’hui.

« Au lycée ou même en fac, les « garçons » n’étaient pas vraiment ma préoccupation; Tu as dû remarquer que je suis plutôt une intello, non… Par moment, je me disais qu‘il devait bien y avoir un garçon avec qui je pourrais avoir une relation sérieuse et durable, mais je plaçais sans doute la barre trop haut et , comme je t’ai dit un jour, et ce qui t’a choqué, si je me souviens bien, les quelques mecs que j’ai eu n’ont été pour moi « que des queues » et j’ai vite compris qu’il n’y aurait rien de durable avec eux. Peut-être que mon côté intello les faisait fuir…

Avec toi, tout a été différent. Tu es le garçon le plus gentil, le plus sympa et le plus intelligent que j'ai rencontré. Quand je t’ai vu à ce cours d’Islandais niveau 1, j’ai eu un véritable coup de foudre pour toi. Ces premières semaines où nous prenions des pôts après le cours ont été pour moi extraordinaires, j’étais certaine que j’avais trouvé l’homme de ma vie. J’était persuadée que je te plaisais aussi. J’avais remarqué que tu étais timide, très timide, mais j’espérais que tu aurais un petit geste de tendresse pour moi auquel j'aurai pu répondre dans la limite de ce que la décence autorise aux filles. A ce moment, je me suis même dit que mon intérêt, ma passion, pour la Scandinavie, n’avait été qu'une voie du destin pour me permettre de te trouver. Puis, un jour, tu m’a parlé de ta copine, ta fiancée, et tu m’a laissé entendre que tu lui avais fait vœu de fidélité.

Le monde s’est alors écroulé pour moi, mais je suis une fille sérieuse, sage et discrète et je pense que je ne l’ai pas montré, et surtout pas à toi. J’en ai pourtant pleuré, beaucoup, tu sais. Bien sûr, j’ai haï ta Christine. Tu vas dire que je suis un monstre, mais j‘ai souhaité que son avion s‘écrase pour que je puisse venir te consoler. Puis, j’ai essayé de me raisonner. Je me suis dit que nous pourrions bâtir tous les deux quelque chose de profond, une véritable amitié entre deux purs esprits, qui n’aurait rien de sexuel et à laquelle ta copine n’aurait rien à redire. Il me semble qu’on a plutôt réussi, non…Je me suis aussi dit, et c’est peut-être ce qui se passe aujourd’hui, que ton amour pour Christine n’était peut-être pas si profond et que peut-être avec le temps…

Bref, aujourd’hui, tu me proposes ce dont je rêve depuis que je te connais. Bien sûr que je suis contente, heureuse. J’ai un peu peur que nous soyons déçus, toi surtout. Et si c’était mieux de la baiser elle que de me baiser moi.? Je te plais parce que je suis pour toi l’image de la fille du Nord dont tu rêves depuis que tu es petit, avant même d’y voir quelque chose de sexuel. C’est pas vrai ?

Je répondis à Maria: « Mais tu es belle, je rêve de toi, y compris de ton corps, depuis le premier jour »

Elle reprit: « Mais tu ne m’as jamais vu nue. Tu as quand même remarqué que je suis maigre, très maigre; Je n’ai pas de seins, j’ai des fesses de petit garçon, mes jambes sont affreuses parce que trop maigres….

Je l’arrêtai: « You are fishing for compliments, my dear… Pour moi, tu es splendide. Et moi, tu crois que je me trouve beau ?

« Justement, reprit-elle, tu as la chance d’avoir une copine canon, alors pourquoi est-ce-que tu veux baiser un tas d’os comme moi?

Maria se tut; Un ange passa à nouveau. Puis, après un moment de réflexion, son regard s’illumina, elle me dit: « Si tu veux baiser, eh bien, c’est d’accord ». Après m‘avoir laissé savourer cet instant de pur bonheur, elle me demanda d‘une vois grave que je ne lui connaissais pas:

« Déshabille-toi ».

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patou39 Il ya 10 ans  
clyso Il ya 10 ans  
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dudu Il ya 10 ans  
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