Vues: 625 Created: 2015.02.22 Mis à jour: 2015.02.22

Camps de vacances

Chapitre 2

Je bouclais ma ceinture lorsqu'on frappa à la porte. La doctoresse alla ouvrir. C'était un homme du même âge qu'elle. Ils se firent la bise puis elle le pria d'entrer. Il s'excusa pour le retard, il avait été pris dans un bouchon. Elle me le présenta :

— Voici le Docteur X, nous avons fait nos études ensemble, il me remplacera les deux dernières semaines car je serai en vacances. Et voici mon premier patient, Loïc.

Il me serra la main. La doctoresse continua :

— Le docteur X sera responsable pour la première fois de la colo. Il vient voir comment les visites d'admission se déroulent. Stéphane, comment allons-nous procéder ?

— Je pourrais faire l'examen, tu m'observeras et tu me diras si je fais juste ou pas.

— Je fais venir le patient suivant ?

— Non, je peux réeexaminer Loïc. Je pourrai aussi prendre connaissance de son dossier. Loïc, ça ne te dérange pas ?

— Euh non, pas du tout.

Cela me dérangeait, mais je n'osai pas le dire. J'étais très timide. Je me demandai dans quel état je finirais, j'avais déjà été passablement excité par la doctoresse. Le docteur demanda :

— Qu'est-ce tu fais comme examens ?

— Je n'ai qu'un quart d'heure par ado. Je discute d'abord du questionnaire, je demande s'ils ont pris assez de médicaments. Pour les plus grands, je parle un peu de prévention des MST. Le sexe est interdit à la colo, mais il vaut mieux prévenir que guérir. Ensuite j'ausculte le coeur et les poumons puis je vérifie, euh, les stades de Tanner.

— C'est parfait.

— Ah, j'ai encore oublié. Il veulent une analyse d'urine pour détecter la drogue.

— OK, on peut commencer ? Tu es prêt Loïc ?

— Oui, répondis-je.

— Alors va t'asseoir devant le bureau.

Le médecin se lava les mains, la doctoresse prit un bloc-note et s'assit sur une chaise dans un coin de la pièce. Le médecin prit mon dossier et le lut. Il me dit :

— Tu es bien Loïc X, né le 22 mars 1999 ?

— Oui.

— Je lis que tu as le rhume des foins. Tu as pris un médicament ?

— Oui, j'ai un spray à la cotisone.

— Bien. Tu as indiqué que tu as été circoncis. C'était à quel âge ?

— À 7 ans.

— Et pour quelle raison ?

— J'avais la peau trop serrée, et des infections.

Je trouvai qu'il était très curieux, plus que la doctoresse. Il continua :

— Tu utilises des préservatifs lorsque tu baises ?

— Je... Je n'ai pas encore eu de rapports.

— Ce n'est pas grave, tu n'es pas le seul à cet âge. Tu te branles ?

— Oui.

— Tu bandes bien et tu jouis ?

— Oui.

— Alors tout va bien. Pense aux capotes lors de ton premier rapport. Je vais t'examiner. Je te prie de te déshabiller.

— Me déshabiller ?

— Oui, tu peux garder ton slip si tu le désires.

J'obéis et j'enlevai mon tee-shirt puis mon jeans. Je me demandai si je ne devrais pas aussi ôter mon caleçon, je le laissai. Je voulais voir s'il allait le baisser lui-même. Il me dit :

— J'aime bien la couleur de ton caleçon, tu l'as choisi toi-même ?

— Oui, je l'ai commandé sur Internet.

— Tu me laissera l'adresse.

Je jetai un coup d'oeil en direction de la doctoresse qui prenait des notes. Elle poussa un soupir. Le médecin écouta mon coeur et mes poumons. Ile me demanda ensuite de me pencher en avant et il examina ma colonne vertébrale. Il baissa un peu mon caleçon pour atteindre le coccyx.

— Tu as une légère scoliose, me dit-il, ce n'est pas grave. Pourrais-tu encore enlever ton caleçon, s'il-te-plaît ?

Je me retrouvai entièrement nu, à part les chaussettes que j'avais laissées. Je n'osai pas regarder le bas de mon corps, je devais déjà pas mal bander. Le médecin mit des gants et prit mon pénis dans sa main.

— Tiens, me dit-il, je vois que tu as un grain de beauté près de la cicatrice de la circoncision, vers le frein. Je te rassure, il n'est pas dangereux, mais tu devras le surveiller.

Il continua ses manipulations et mon érection fut complète. Il sourit et me demanda :

— C'est moi qui te fais cet effet ?

J'hésitai à répondre.

— Tu préfères les hommes aux femmes ?

Je rougis, c'était la première fois que j'en parlais à quelqu'un d'autre. Je répondis :

— Oui.

— Ne t'en fais pas, moi aussi.

Il palpa ensuite longuement mon pénis et mes mes testicules. Il me demanda ensuite me tourner en me disant :

— Je vais aussi contrôler l'arrière, tu comprends pourquoi.

— Je pense.

Il lubrifia mon anus et introduisit son doigt. L'examen me parut aussi très long. Il me tendit ensuite un gobelet pour uriner. Je me dirigai vers les toilettes lorsqu'il me retint :

— Non, tu dois le faire devant moi, je dois m'assurer que c'est bien ton urine.

Je ne pus quand même pas, je bandais toujours et ma vessie était vide. Le médecin me dit de remettre mes habits puis demanda à la doctoresse :

— Voilà, ai-je fait tout juste ?

— Je préfère t'en parler en privé.

— Merci Loïc, bon séjour.

Je sortis. J'étais ébranlé par ce qui venait de se passer. J'eus un doute, tout ceci était-il normal ? Ou avais-je été victime d'un abus ? Dans quel but ? Je me promis d'en parler à un camarade par la suite. Je rejoignis l'atelier de théâtre. Damien me questionna :

— Ca a duré longtemps !

— C'était un examen complet, très complet.

Comments

Woyzeck Il ya 7 ans
dudu Il ya 7 ans