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Vues: 498 Created: 2020.07.20 Mis à jour: 2020.07.22

Les études de Marie-Jeanne

Leçon d'amour

Un besoin naturel réveilla Marie-Jeanne au petit matin. Elle sentait madame Granlean à ses côtés ; elle sortit en essayant de ne pas la réveiller. C’était la première fois qu’elle dormait aux côtés de quelqu’un, si l’on exclut quelques nuitées d’enfance. Elle revint à côté d’elle et apprécia la chaleur humaine. Le réveil du matin mit fin à ce moment de douceur.

La journée à l’université, puis dans sa chambre fut studieuse. Marie-Jeanne prépara un dîner simple pour deux. Madame Granlean était souriante, et passa sa main sur la sienne. Marie-Jeanne la regarda en souriant aussi. Elle se sentait bien. Elles firent la vaisselle ensemble, l’une lavant, l’autre essuyant.

Marie-Jeanne passa sa main autour des hanches de madame Granlean. Celle-ci se laissa faire, puis attira Marie-Jeanne contre elle. Les deux femmes se caressèrent le dos, joue contre joue, puis madame Granlean embrassa Marie-Jeanne sur la bouche.

« Avez-vous prévu quelque chose ce soir ? » demanda la jeune fille

— Non, peut-être lire, mais si vous avez quelque chose à proposer…

— Pourquoi pas lire, en effet. Mais toutes nues !

— Oh ! C’est original. Excusez-moi quelques minutes et je vous rejoindrai dans ma chambre. »

Madame Granlean passa aux toilettes. Marie-Jeanne jugea préférable d’y aller aussi. Les deux femme se retrouvèrent près de l’ex lit conjugal.

Marie-Jeanne entreprit de déshabiller madame Granlean. La chemise, la jupe partirent, puis le soutien-gorge, exhibant deux fières mamelles que Marie-Jeanne embrassa de sitôt. La culotte suivit, puis les chaussettes. Madame Granlean ne portait plus que son collier, ce qui paradoxalement lui donnait l’air encore plus nue. Puis ce fut le tour de Marie-Jeanne. Les vêtements rangés, Madame Granlean l’attira contre elle.

« Marie-Jeanne, voudriez-vous que nous prenions une douche ensemble ? Nous nous sentirions plus à l’aise. »

Avant de sortir en direction de la salle de bains, madame Granlean monta le chauffage.

Madame Granlean et Marie-Jeanne prirent place dans la baignoire, la veuve régla la température de l’eau et mouilla la jeune femme. Puis, se saisissant d’un gant, elle se mit à la savonner, insistant sous les aisselles, passant sous les seins, en descendant vers le bas du corps, lui savonnant le pubis et les cuisses, les jambes. Elle lui fit tourner le dos, lui savonna le dos, l’invita à se pencher et à écarter les jambes et lui savonna l’entre-fesse et le haut des cuisses en ponctuant d’un « s’il y a un endroit où il faut être propre c’est là ». Puis elle rouvrit l’eau et lui rinça le dos, les fesses, la fit se pencher à nouveau, lui rinça l’entre-fesse puis lui lava soigneusement la vulve à l’eau. Elle lui demanda de lui faire face à nouveau, lui rinça les aisselles, le torse, et enfin tout. Marie-Jeanne, docile, se laissait faire.

Ce fut alors le tour de madame Granlean. Marie-Jeanne imita les actions de la veuve. Cela lui fit tout drôle de lui intimer l’ordre de se pencher jambes écartées, d’offrir son fondement et ses fesses aux ablutions. Lorsqu’elle lui lava l’anus, elle ponctua son acte d’un « celui-là aussi doit être propre ». Les deux femmes rirent.

Elles s’essuyèrent l’une l’autre, heureuses de ces jeux, de leur nudité, de l’odeur de propre. Marie-Jeanne prit son aînée par la main et l’entraîna dans la chambre.

« Je vais prendre de quoi lire » s’excusa la veuve.

« Ceci n’est pas le genre de manuel qu’on vous aura montré à l’école. C’est un petit livre d’éducation sexuelle, assez intéressant même s’il y a à redire. Je vous propose déjà de consulter des schémas pour que vous vous rendiez mieux compte des choses. »

Madame Granlean montra deux pages avec des schémas de l’anatomie génitale féminine et masculine.

« Voici l’utérus, c’est là que se forme le bébé… Ces trompes relient les ovaires, qui produisent des ovules qui sont fécondées par le sperme… le sperme est déposé dans le vagin par le pénis lors de l’éjaculation, qui se produit au moment de l’orgasme chez l’homme… le sperme contient des spermatozoïdes qui passent à travers le col de l’utérus pour féconder l’ovule… vous n’avez des ovules en place que lors des périodes fertiles, une fois par cycle… Nous discuterons un autre jour des méthodes anticonceptionnelles… Voici l’emplacement de l’hymen, qui se déchire lors des premiers rapports… Le clitoris, organe souvent non représenté car il ne sert qu’au plaisir de la femme et non à la reproduction… »

Certes, Marie-Jeanne n’était pas totalement ignorante sur ces sujets, mais ce que disait madame Granlean était bien plus précis et réaliste que tout ce qu’elle avait pu lire ou entendre. Elle se finit préciser plusieurs points.

« En fait, je n’ai aucune idée de comment se présente le sperme.

— C’est un liquide plus ou moins visqueux, un peu, pardonnez-moi, comme de la morve, qui sèche en donnant des taches blanches

— Oh ! J’ai parfois lavé le linge sale de mon frère et… dans son pyjama…

— Oui, ma petite. Probablement le résultat d’une masturbation. »

Marie-Jeanne rougit.

« Quant à nous autres femmes, vous avez constaté que quand nous sommes excitées nous sommes lubrifiées dans le vagin et son vestibule, ceci pour nous préparer au coït. Il coule d’ailleurs un peu de liquide de la verge dans le même but, et ce dès que l’homme est excité.

— Le coït, madame, est-ce bon ?

— Avec un homme qui sait s’y prendre, cela peut être très bon, en effet. Mon mari était un homme attentionné et je n’hésite pas à dire qu’il m’a donné beaucoup de plaisir avec sa verge. Mais pas qu’avec elle, et je crois que cela est important : avec un homme non plus il n’y a pas que le coït. Mais passons à l’appareil masculin. »

Madame Granlean détailla les testicules (« vous le savez sans doute déjà, mais attention à ne pas donner de coups, c’est fragile… ou, à l’inverse, c’est un bon endroit où frapper pour se défendre »), la prostate (« elle enfle souvent chez les hommes âgés, les empêchant d’uriner »), la verge…

« Madame c’est sans doute une question stupide, mais c’est le même conduit pour l’urine et le sperme ?

— Oui, et le même trou de sortie, appelé « méat ». Il est au bout du gland… Avez-vous déjà vu un homme de près ?

— Seulement des petits garçons, quand on les changeait ou lavait, et je n’ai pas eu trop le loisir d’observer.

— Le gland du pénis est similaire à celui du clitoris, mais beaucoup plus gros. Il est lisse… comme celui du clitoris, et est comme lui couvert d’un repli de peau, que l’on appelle prépuce. Le prépuce peut être décalotté, c’est-à-dire tiré pour découvrir complètement le gland… notamment pour laver dessous. Chez les juifs et les musulmans on retire chirurgicalement le prépuce, c’est ce que l’on appelle la circoncision. On le retire parfois aussi pour raisons médicales, notamment quand on ne peut le décalotter.

— Oh c’est donc ça ! Il y a quelques années un garçon de ma famille avait été opéré là. On m’avait expliqué que c’était parce qu’il avait la peau collée, je n’avais pas bien compris.

— Voilà, il est probable qu’il a été circoncis parce que son prépuce adhérait au gland. En dehors du gland, la peau du pénis est ordinaire. On donne du plaisir à l’homme en faisant aller et venir cette peau sur la verge, et en frottant le gland. Le gland est sensible, il vaut mieux qu’il soit lubrifié. Comme je vous le disais, des gouttes de liquide lubrifiant perlent quand l’homme est excité, mais surtout la verge durcit et grossit.

— C’est gros comment ?

— À peu près 15 centimètres de longueur et un diamètre comme mes doigts. »

(Madame Granlean fit un geste de mettre ses doigts en rond autour d’une verge imaginaire.)

« Mais c’est énorme ! Cela doit déchirer !

— La première fois, certes. Ensuite… j’ai trouvé que mon mari était de la bonne taille. Il faut que cela remplisse, vous savez, pour bien faire plaisir. Et puis, il y a de l’excitation à voir une belle verge bien dressée et à jouer avec. »

Marie-Jeanne n’en croyait pas ses oreilles. Madame Granlean rit de sa surprise

« Hé bien quoi ! Contrairement à de nombreuses femmes, qui subissent leur mari et ses assauts, j’ai apprécié le mien au lit. Je me soumettais pas au « devoir conjugal », comme on dit ; plutôt, nous faisions l’amour, pour notre plaisir à tous les deux. Et je maintiens, j’aimais voir mon mari nu, la verge bien tendue, jouer avec elle et ses bourses, et lui caresser les fesses et le serrer dans mes bras. Cela vous choque ?

— Non madame, c’est juste tellement inattendu.

— Il y a beaucoup de choses que vous devez apprendre.

— Mais, madame, comment vous dire, je pensais… enfin… je suis une femme et vous m’emmenez dans votre lit… »

Madame Granlean rit.

« Ma fille, on peut aimer les femmes et les hommes. Quand j’étais jeune fille, j’ai eu ce que l’on appelait des « amitiés particulières ». Entre femmes, c’est assez discret, on dit que ce sont deux amies qui logent ensemble pour se tenir compagnie et économiser sur le loyer… Après, j’ai rencontré Henri, un homme qui me semblait plus attentif que les autres. Je l’ai épousé et ne l’ai pas regretté, même s’il y a eu des hauts et des bas. »

Madame Granlean prit Marie-Jeanne dans ses bras. « Assez de lecture pour ce soir, nous aurons tout le loisir de poursuivre. » Elles s’enlacèrent. Les mains et les lèvres commencèrent leurs rondes sur les corps.

« N’hésitez pas à me caresser les fesses, j’adore ça. »

Marie-Jeanne n’hésita pas. C’est vrai que les fesses, c’est bon, moelleux… profitant de ce que madame Granlean était sur le côté, elle lui embrassa le postérieur et même se frotta le visage dessus. Elle ne comptait pas s’en tenir là et son doigt alla taquiner l’entrée du vagin.

« Vous êtes bien lubrifiée !

— Avec tout ce que vous me faites ! »

Marie-Jeanne hésita un peu, puis osa

« Madame j’aimerais vous lécher, comme vous m’avez fait. »

Madame Granlean se mit en position. Marie-Jeanne s’agenouilla auprès du lit. Elle n’avait jamais vu une vulve de près (pourquoi n’avait-elle pas essayé avec un miroir, se dit-elle) et était fort curieuse. C’était mignon ! Elle couvrit l’endroit de baisers, appréciant la texture sous ses lèvres… puis se mit à lécher, imitant son initiatrice : beaucoup sur le clitoris, un peu plus bas. Elle sentit le goût acidulé du vagin sur sa langue.

Elle était certes inexpérimentée, mais elle y mettait du cœur, et bientôt madame Granlean fut prise de spasmes.

Un moment de tendresse, dans les bras. Madame Granlean la masturbait doucement.

« Voulez-vous ma langue vous aussi, ou mes doigts ?

— Les doigts, ce soir, je veux être dans vos bras lors du plaisir. »

Et Marie-Jeanne eut son plaisir serrée contre madame Granlean. Les deux femmes ne mirent guère de temps à s’endormir.